08.03.2008

Being Missional

22.08.2007

L'Aide Mémoire de Vincent de Lerins

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Vincent de Lerins au 5eme siècle a élaboré un aide-mémoire (Commonitorium)

Dans lequel il traite des sujets théologiques abordés en son temps  dont "de la catholicité d'une doctrine"

La traduction complète est ici


http://www.patristique.org/article.php3?id_article=209

Quelques extraits

Citation:


5. Et, dans l'Église catholique elle-même, il faut veiller
soigneusement à s'en tenir à ce qui a été cru partout, et
toujours, et par tous
; car c'est cela qui est véritablement et
proprement catholique, comme le montrent la force et
l'étymologie du mot lui-même, qui enveloppe l'universalité
des choses.

6. Et il en sera finalement ainsi, si nous
suivons l'universalité, l'antiquité, le consentement général.
Nous suivrons l'universalité, si nous confessons comme uniquement vraie la foi que confesse l'Église entière répandue par tout l'univers ;

l'antiquité, si nous ne nous écartons en aucun point des sentiments manifestement partagés par nos saints aïeux et par nos pères ;

le consentement enfin si, dans cette antiquité même, nous
adoptons les définitions et les doctrines de tous, ou du
moins de presque tous les évêques et les docteurs.

 

Au 5eme siècle il n'était pas question de schisme d'orient ou de réforme ces principes n'empêchent pas le dynamisme créateur d'un groupe ou bien d'un autre, l'universalité, l'antiquité, le consentement général...

Des bases intéressantes pour poser une réflexion entre groupes issus d'un monde religieux dont ils ont hérité, ainsi que de la "justification "des causes et  "l'acceptation" des  conséquences des schismes divers (ainsi que d'autres sortes d'excuses.)

 

20.01.2007

Appréhender la dimension multiculturelle de l'église

 

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Le multiculturalisme, un risque ou une nouvelle chance ? Et la frontière intérieure..

 

Je constate quand même qu'entre chrétiens de diverses traditions culturelles nous avons souvent beaucoup de mal à nous comprendre.. C'est très intéressant d'avoir un "colloque sur la diversité culturelle de l'Eglise", et j'espère que les échanges seront riches

http://www.temoins.com/article.php?rubrique=actualite2&am...

 

Des croyances et des coutumes différentes 

Apprendre la culture de l'autre consiste à se dé-centrer  de son propre modèle, les segments chrétiens (terme de sociologues) sont souvent très "homogènes" dans la pensée, les coutumes et les croyances, -

et cela se décline aussi bien par culture (nord américaine, anglaise, allemande, française, italienne, irakienne, sud américaine, chinoise, ivoirienne, congolaise) - que par dénomination (pentecotiste,baptiste, libriste,lutherien,réformé,darbyste) ou la communion (catholique, orthodoxe..)

 

- que par orientation théologique (fondamentaliste, conservateur,centriste,moderniste)

Une transmission du 19eme siècle ou du 16eme siècle?

Le tout sur un axe de croyance qui, pour privilégier la cohérence de l'organisation privilégie soit

 

La transmission

 

 :- Soit la "transmission" la fidélité aux "valeurs et mode de pensées reçues une fois pour toutes".. C'est à dire dans la couche culturelle la plus récente des valeurs du 19eme siècle, nés dans un temps de faiblesse théologique de l'Eglise..La théologie du 19eme siècle est essentiellement sentimentale et moralisante, centrée sur la "direction de conscience" et il est difficile d'en sortir, Schleiermacher a proposé dans ce cadre une pensée différente plus centrée sur "l'appartenance par l'émotion religieuse" 

La communion

  - Soit la "communion" c'est à dire l'adhésion , la communauté, le projet, l'avenir, le devenir et les nouveaux défis.. Le partage de l'évangile  n'est il pas la "nouvelle frontière ?"

 

L'interrogation d'Erasme au 16eme siècle

  L'expérience, comme le disait Erasme quand il s'insurgeait contre la théologie spéculative de son temps "Qu'est ce donc que le bonheur des saints", le 16ème siècle en tant que siècle d'émergence du sujet. La notion d'expérience comme source de validité des croyances y est fondamentale.

La théologie spéculative s'épuisait et pour S Robert un peu partout cette notion apparaissait " La prédication de l'Eglise et la participation aux sacrements ne suffit plus à assurer la foi et la progression des fidèles"..

Le dialogue Luther /Erasme

 

 Ce qui a amené d'autres à rechercher d'autres voies Erasme comme Luther disaient "La piété n'est pas réservée aux moines", dans leurs conception de la décision et de la liberté, Luther voit l'homme comme "bloqué" écartelé comme un homme incapable de bouger entre les tentations, ce qui est bien ou ce qui est mal, et Erasme le voit comme capable de choisir.. De choisir la vie afin de vivre.. 

  Deux valeurs essentielles au 16eme siècle  :

- le Libre Arbitre, dans cette théologie ce n'est qu'à cause de sa liberté que l'homme a de la valeur aux yeux de Dieu.. (de sa capacité de vouloir le meilleur comme le pire)-

C'est dans cette liberté, de l'endroit ou il est que Dieu se manifeste, en Jésus Christ , les conceptions chrétiennes disent que Dieu est venu chercher l'homme "ou il était" sous forme d'homme..

Le Christ -dans cette conception - ne s'est pas manifesté sous forme d'un super-prédicateur prêchant l'American Way of Life, cette conception du christianisme est "incarnationnelle"..Mais sous la forme d'un charpentier , ou d'un rabbin avec ses compagnons..

Ce qui permet de trouver de nouvelles solutions (entrer en contact avec les romains par exemple, les accepter , accepter la discussion avec eux et de les amener à la liberté, aux choix, pour choisir il faut d'abord être libre, sinon le choix n'a pas de valeur).

Liberté choix et responsabilité 

Liberté, choix, bons et mauvais, mais aussi responsabilité   Ce qui revient à dire que la frontière pourrait être "intérieure", les romains, les grecs ?

L'application faite sans hésitation d'inclure le centurion Cornelius  (Actes 10-11), la décision ferme prise par l'Apotre Pierre (qui a ses hauts et ses bas et n'apparait jamais comme "radicalement autoritaire") et son acharnement montre déjà qu'à l'époque il n'était pas évident d'admettre que les romains aient part au Royaume de Dieu..Comment appréhender nos "grecs et nos romains" ?

Les premières paroles de Jésus n'étaient elles pas adressées aussi aux exclus du système religieux de son temps (les lépreux, les romains, les grecs, les femmes) ? 

 

 

25.06.2006

Stat Crux Dum Volvitur Orbis

 

 

medium_stat_crux.jpg....Ce soir nos pensées ne vont pas aux plus visibles des chrétiens mais plutôt à cette majorité invisible qui compose la plupart de nos paroisses et de nos congrégations.

Au travers de leur dévouement,   de leur service chrétien, de leurs prières comme du nettoyage des batiments, tous ces gens accomplissent les promesses de leur baptême, ces personnes maintiennent nos communauté unies sous l'amour du Christ.

 

Leur constance et leur bonté nous rappelle que "Stat Crux Dum Volvitur Orbis" - La Croix se Tient sereine Au-dessus de la Rotation du Monde. C'est difficile pour nous de comprendre celà, mais ca ne devrait pas l'être....Si l'amour de Dieu en Jésus Christ est plus fort que la mort - et la Résurrection nous apporte t'elle une autre leçon?

L'amour du Christ, vécu au milieu de ses amis, dans une quiétude attentionnée, une gentillesse joyeuse et une endurance patiente nous montre à nouveau un fait pourtant bien établi : la météo, la politique est les résultats sportifs changent, il y a d'innombrables endroits où cet amour est manquant et où il doit résider.

Cela ne change et ne changera pas. Que ce mode de vie apparaisse ou n'apparaisse pas dans les livres d'histoires au milieu des aléas et des changement de cette vie importe peu, ce service est une parfaite liberté...

 

Anglican Online

La Guérison Intérieure (Georges Hobson)

GUERISON INTERIEURE
Forum Français de la Cathédrale Américaine, le 5/11/05
George et Victoria Hobson
Le Dr. George Hobson est "Canon Theologian" de l'Eglise Episcopale, à l'origine des ministères francophones de la Cathédrale de la Sainte Trinité (Paris). (avec permission du Dr George Hobson)

Esquisse très élémentaire de la guérison intérieure, sans aborder des procédures ou des manières de faire.

Une définition simple de la guérison intérieure: l’action de Dieu en Jésus Christ—action à la fois puissante et tendre, opérée par le Saint Esprit à travers sa Parole, les sacrements, et la prière—pour guérir nos blessures psychiques générées par le péché des autres contre nous et aussi par des accidents et des événements d’histoire qui nous sont tombés dessus, comme les guerres ou les catastrophes naturelles. Ces blessures peuvent remonter jusqu’à la plus petite enfance, voire jusqu’au sein de la mère ; et parfois il y a même des blessures et des déformations qui sont transmises à travers les générations.

Souvent la guérison est accompagnée d’un repentir par rapport à notre propre réaction mauvaise au péché d’un autre--amertume, par exemple, ou haine, peur, honte, auto-justification, rejet de soi—les cas de figure sont innombrables.

La guérison intérieure s’inscrit dans un cadre très large, celui de la rédemption du monde par Dieu en Jésus Christ (voir Isaie 53 : 4-6 et I Pierre 2 :22-24); et plus précisément, elle s’inscrit dans le travail pastoral de l’Eglise, lequel englobe les divers soins pastoraux que l’Eglise est en mesure d’assurer. La guérison intérieure est un aspect de ce travail pastoral, visant, comme d’autres aspects tels les sacrements, l’enseignement de la Parole de Dieu, et l’accompagnement spirituel, notre sanctification progressive, la réintégration en Christ de tout notre être (voir I Thessaloniciens 5 :23).

Jésus veut pour nous la vie abondante, comme il le dit en Jean 10:10—mais l’Eglise a souvent ignoré cette vérité et n’a pas toujours su nous faire bénéficier des provisions immenses et bien concrètes que Jésus nous a procurées déjà ici-bas dans cette vie par sa passion. Dieu soit béni, la guérison intérieure, appelée autrefois “cure d’âme”, revient avec force depuis une cinquantaine d’années et connaît un véritable renouveau dans les églises.

Le fondement de toute guérison intérieure réelle et profonde est la guérison spirituelle, la guérison de notre relation à Dieu : la rédemption, le pardon de notre péché, la justification, le passage de l’aliénation à la réconciliation, le salut.

Romains 3 :9b-26 ; cp. Ps. 103 :1-14, accompli pleinement en Jésus Christ.

La guérison spirituelle rétablit la dimension verticale de notre existence, nous déplie, nous redresse, mettant sur le mode positif notre relation à Dieu, qui jusqu’alors était dans le mode négatif où nous niions son existence ou lui étions indifférents.

Nous retrouvons notre vraie identité d’enfants de Dieu. Nous sommes nés, dans ce monde détourné par le mal, créatures de Dieu, quoique nous refusions souvent de le reconnaître ou d’y croire. Le Christ nous dit qu’il faut naître de nouveau pour réintégrer notre famille primordiale et devenir enfants de Dieu, fils et filles du Père (Jean 1 :12 ; 3 :3).

Découvrant la grâce de Dieu en Jésus Christ, nous découvrons la réalité de ce que la Bible nomme « péché », ainsi que le pardon et l’authentique dignité humaine. Nous recevons la certitude d’être voulus sur cette terre, d’être aimés (Jean 3 :16 ; Ephésiens 1 :4). Nous sommes libérés de cet isolement existentiel qui est consécutive à notre rébellion et qui, dans le monde moderne, prend la forme d’autonomie, d’auto-suffisance, et d’anomie, ainsi que de quête sans relâche de justification, de pouvoir, de performance, et de distractions, afin de pouvoir faire face au non-sens de la vie. Le chrétien, grâce à Dieu, entre dans la communion avec Dieu et puis avec ses semblables et la création tout entière. A la place de la fuite en avant il va vers la lumière ; au lieu de se cacher et de porter des masques, il s’ouvre à l’amour et s’accepte tel qu’il est parce qu’il sait désormais par la foi que Dieu l’accepte et l’aime. Nous n’avons plus besoin ni de nous dérober ni de chercher à nous justifier nous-mêmes. Notre identité n’est plus une auto-construction mais un don de Dieu enraciné en lui.

La communion avec le Dieu Trinitaire rend possible la communion avec autrui. Nous ne sommes plus seuls, nous sommes intégrés au Corps de Christ, l’Eglise. Une vie de communion fraternelle, une vie d’Eglise devient normative. Désormais la guérison de nos relations personnelles—la dimension horizontale—devient possible et essentielle. Une orientation vers le service des autres remplace peu à peu l’auto-centricité de l’homme sans Dieu. Le fait de nous incliner devant les quatre premiers commandements du Décalogue nous ouvre à la possibilité d’une obéissance en profondeur aux six autres, à commencer par le commandement d’honorer père et mère.

Ce mouvement spirituel et moral nous éclaire également sur la structure des épîtres de St. Paul, où il s’agit toujours de la réconciliation avec Dieu et ensuite de celle avec les autres, dans l’amour, la vérité, et l’humilité (voir Ephésiens 1 :3-5 ; 2 :1-9 ; 4 :1-6, 29-32 ; Colossiens 3 :12-15).

La guérison intérieure s’inscrit dans ce schéma de relations verticale et horizontales. La guérison du corps y est également impliquée, dans la mesure notamment où le psychisme meurtri peut bloquer ou déformer le fonctionnement normal du corps : toute la médecine psychosomatique l’atteste.

Sur cette base—notre justification en Christ, notre découverte de Dieu notre Père qui nous aime, et notre identité nouvelle—cette « création nouvelle » que nous sommes—de fils et de filles de Dieu, morts et ressuscités avec Jésus, le Fils Eternel—sur cette base posons maintenant quelques éléments plus précis en cherchant à appliquer ces certitudes de la foi à la guérison intérieure.

1) Un nouveau « regard » à partir de notre nouvelle identité. Vis-à-vis de toutes choses, nous nous positionnons différemment (Romains 6 :6-12). Le vieil homme—le principe de péché en nous, centré sur notre égo, notre « soi »--a été mis à mort à la croix par le Christ, qui l’a pris sur lui, et puis, mourant, l’a emporté en lui-même dans la mort. Puis, ressuscité par le Père, il nous ressuscite avec lui, en lui, nous qui nous identifions à lui par la foi—et désormais c’est le Christ qui est au centre de notre vie et non pas le vieil homme. Le baptême signifie tout cela sacramentellement : nous ne sommes plus seuls, repliés sur nous-mêmes, nous sommes membres du Corps de Christ. Vis-à-vis de tel péché ou de telle blessure, nous sommes appelés à nous considérer sous l’angle de cette vérité-là.

2) Le pardon : demandé et donné. C’est commencer à porter notre croix, à l’image de Jésus. Ces actes de pardon nous délient des relations négatives aux autres et restaurent nos relations. C’est par la volonté que nous agissons ainsi, en obéissance au commandement de Jésus et sur la base du pardon que Dieu nous accorde en Christ. Nos pardons donnés et demandés doivent être précis et concrets.

3) Les fausses images de Dieu et de nous-mêmes, emmagasinées au cours des années en fonction de nos relations à autrui, en particulier à notre père et à notre mère. On se débarrasse, par exemple, de l’image d’un Dieu fouettard ou absent ou indifférent à la souffrance, ou de l’image de nous-mêmes comme, par exemple, fondamentalement une victime, rejeté, pas aimable, sans valeur. Dieu nous a créés et voulus depuis avant la fondation du monde (Ephésiens 1 :4), il nous a sauvés en Christ (qui est devenu volontairement victime à notre place), donc nous n’avons plus à demeurer dans ces fausses images intérieures vis-à-vis de Dieu et de nous-mêmes, qui engendrent toutes sortes d’attitudes erronées et pécheresses, telle la pitié de soi, le ressentiment, le mépris de l’autre, la jalousie, la convoitise, la haine, la vengeance, la violence, le rejet de soi et de l’autre, la justification de soi, etc., lesquelles attitudes bloquent la guérison intérieure et l’intégration de notre être et tordent nos relations aux autres. Nous refusons toute cette négativité et la remplaçons par le positif sur Dieu tel qu’il s’est révélé en Jésus, et sur nous tels que nous sommes en Christ. Il y a prise de conscience au cours du temps, apportée par la Parole de Dieu, de ce qu’il en est par rapport à toutes ces choses, et puis il y a prière précise, ciblée, pour quitter le faux et entrer dans le vrai.

4) Faux liens, liens d’âme malsains avec d’autres personnes. Cela vient de la recherche d’amour, de pouvoir, d’approbation, d’affirmation, de sécurité, en fonction, par exemple, de la peur, du manque affectif remontant à l’enfance, de l’abus sexuel, d’un désir de plaire pour éviter toute critique, ou de se valoriser par une performance brillante, etc. Ces faux liens sont des emprises. Mais nous savons que c’est Dieu qui nous justifie, qui nous approuve, nous affirme. C’est lui qui comble nos manques affectifs (toutes proportions gardées, bien sûr, car il ne remplace pas nos lacunes humaines—mais il guérit, console, et renouvelle). Ce n’est plus notre performance, notre « mérite », qui nous valorise, c’est sa grâce. Dans la prière nous pouvons être affranchis de des liens affectifs malsains par la puissance de l’Esprit Saint.

5) La guérison des souvenirs, ou plutôt des expériences blessantes dont le souvenir nous fait mal ou que nous avons refoulées, tellement elles sont insupportables. Il nous arrive souvent, sans savoir ce que nous faisons, de faire des transferts sur d’autres personnes de toute l’émotion négative enfouie dans ces expériences passées. Par la prière nous demandons à Jésus, qui a porté nos souffrances à la croix (Isaie 53 :4-6), d’entrer dans la scène du souvenir et de la guérir par sa présence bienfaisante et libératrice.

6) L’acceptation de soi-même. La guérison avançant, on ne se rejette plus, on ne s’enfle plus ; ni la honte ni l’orgueil n’a plus de prise sur nous. Dans le fond, nous nous reposons de nos œuvres visant à nous mettre en valeur, à justifier notre existence (Matthieu 11 :28 ; Jean 8 :31, 34-36).
Nous n’avons plus besoin de paraître. Dieu nous console de nos souffrances, il panse nos plaies, il enlève les carapaces que nous avons construites pour nous protéger. Il devient lui-même notre forteresse. Aujourd’hui, livrés à eux-mêmes dans un monde rebelle à la grâce de Dieu en Christ, l’homme et la femme cherchent à tous moments à justifier leur existence, souvent par la domination des autres d’une façon ou d’une autre, et sont stressés au possible par la compétition, la concurrence, la poursuite du succès comme le monde l’entend. Jésus nous libère de cette pression asservissante—et pareille libération constitue une guérison profonde !—et nous donne de découvrir et de vivre joyeusement les dons et les désirs profonds et bons que lui, notre Créateur, a mis en nous—et, ce faisant, de nous épanouir.

7) Se sachant aimés par Dieu, acceptés tels que nous sommes, nous pouvons reconnaître que nous n’avons pas toujours raison, que notre égoisme et nos blessures ont passablement déformé notre comportement, que notre perspective sur nous-mêmes et sur les autres n’est pas toujours forcément la bonne ou la plus juste, que nous avons besoin d’être corrigés par notre Père divine, d’être transformés, afin d’être rendu conformes à l’Image de Dieu qui est Jésus (voir Colossiens 3 :9-10 ; Romains 12 :1-2).
Nous pouvons nous permettre d’être vulnérables. Cette transformation graduelle, œuvre de toute une vie, s’appelle la sanctification et comporte une guérison intérieure progressive, opérée par le Saint Esprit au travers de nos relations et à la lumière de la Parole de Dieu, et effectuée par la prière. C’est l’oeuvre de Dieu, une œuvre de grâce rendue effective par notre foi. Nous devenons hommes et femmes plus vrais, plus honnêtes avec nous-mêmes et avec les autres, et de plus en plus libres de l’emprise assujettissante du monde.
Ce n’est pas facile, cela demande persévérance et humilité ; mais la récompense est énorme : Dieu nous fait croître en sagesse, en simplicité, en joie, en espérance; il nous donne de l’humour envers nous-mêmes, une plus grande tolérance, une plus grande souplesse, car nous apprécions de plus en plus combien en nous-mêmes nous sommes indignes et en revanche combien, en lui, nous sommes dignes ; et avec tout cela il nous accorde une certaine autorité spirituelle, une certaine gravité, pour avoir été à son école. Nous devenons authentiques disciples de Jésus, amis de Dieu, serviteurs de Dieu et des autres, vivant dans l’espérance de la Vie Eternelle. Que demander de plus ?

17.06.2006

L'Induction d'Etats Emotionnels

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L'induction est une relation physique a des stimulations, personne ne se pose de question avant de fermer les yeux quand un objet s'approche de l'oeil,

Ouvrir les bras

Quand l'acteur Pierre Richard ouvre les bras "dans le film le Distrait" pour aller embrasser un agent de police qui ouvre les bras, que fait il, sinon réagir comme l'un d'entre nous.

Ouvrez les bras, en partant des épaules et observez les réactions ...Sur votre entourage, vous verrez les gens se détendre dans leur posture ou leur attitude.

Quand vous parlez essayez de ramener vos épaules devant vous, vous verrez les gens qui vous écoutent se contracter.

(Ce ne sont jamais que des trucs de base des écoles de communication...)

Repérer les bruits


Un conducteur de camion qui conduit pendant des heures, au milieu de toutes sortes de bruits repère tout de suite quand quelque chose va mal dans la mécanique...

La relation, l'interprétation , et pour Pierre Richard c'est de l'induction, l'agent de police a induit une réaction en lui par un acte simple "ouvrir les bras".

Interpréter


Certaines communautés charismatiques liées au phénomènes de Toronto (chute en arrière, rires inextinguibles, aboiements..) ont été repérées par le British Evangelical Council comme pratiquant des phénomènes d'induction sur des chrétiens.

Et comme tout les être humains les chrétiens sont sensibles à l'induction, quand quelqu'un vous tend la main  en s'approchant de vous ... vous la lui tendez n'est ce pas ? Et si la personne se décale un peu vous  avez toute les chances de "rater" sa main, vous venez d'être victime d'un de vous programmes automatiques, qui  vous font faire automatiquement des choses.

Ou alors vous n'êtes pas européen mais asiatique et dans ce cas le rituel de se tendre la main est remplacé par un rituel d'inclinaison, réciproque, la politesse, les règles sociales ont des règles dans chaque pays qui sont des effets de l'éducation.


Le docteur Charcot et le Pavillon des hystériques.


Plus proche de nous la présence du docteur Charcot dans le pavillon des hystériques de La Pitié Salpétrière, à Paris, au début du 20ème siècle induisait des crises. Il était là pour observer des crises et les malades étaient conscients de ce rôle social et se comportaient en fonction de l'attente supposée de Charcot.

L'induction

Un concert, 20.000 personne et c'est un déchainement de rires, de sifflement pour saluer la vedette qui vient de rentrer, la star vient de rentrer et c'est l'euphorie, l'euphorie communicative. Le stade de football avec sa HOLA, dans une HOLA on ne réfléchit pas , on suit. Ce sont des activités  réflexes.

Dans un enterrement la tristesse est communicative, même si on ne connait pas le défunt, les visages des proches, les baisers affectueux échangés communiquent et font communier à une sorte de tristesse.



Dans le monde psychothérapeutique :

Le psychothérapeute Richard  Bandler mentionne dans un de ses livres comment il est entré dans une "tente de guérison" (un phénomène religieux fréquent aux Etats Unis et en refaisant les gestes que faisaient le prédicateur a réussi a "guérir quelques personnes". (Transes Formations)

Son interprétation est que dans tous les cas la personne est la source de sa propre guérison, mais que il arrive que des valeurs  des croyances des plus profondes et des plus intériorisées, les plus inexprimées,de la personne lui interdisent de "guérir". 

La présence d'un inducteur autorisé (prêtre, pasteur, qui on veut) permet de débloquer la situation, à condition que cet inducteur soit autorisé et "fiable" ce qui donne lieu à de nombreuses étapes dans un rituel de reconnaissance. 

Les réunions religieuses

Hank Hanegraaf (Pasteur de la dénomination Vineyard qui a vu naitre dans les années 80 ,es "phénomènes de Toronto", "Counterfeit Revivals") a repéré des phénomènes d'induction, le gourou dit une parole, fait des actes et les gens obtempèrent... Tombent en arrière ou pleurent ou se roulent par terre en aboyant. Hank
Les phénomènes de Toronto ont été cataloguées par le British Evangelical Council comme des phénomènes d'induction.


Ils lèvent les bras, tombent en arrière, ou souffrent et se tordent de souffrance sous les effets de l'induction du gourou, ils étaient bien calmes 15 minutes avant et maintenant que le gourou est là ils sont en transe.

A rire, ou à se tordre de souffrance en hurlant, c'est leur manière à eux d'obtenir l'attention du gourou, ou son approbation, de se conformer à leurs croyances.


Le pouvoir du gourou.


Une ou un gourou, chrétien ou non, qui amène une personne troublée à se tordre de douleur et à hurler dans une souffrance[une souffrance que le gourou a induit] a obtenu son résultat, sa parole est puissante, elle peut induire les états de souffrance et de hurlements chez une personne normale.... Le gourou n'a de force que parce que la persone lui en accorde d'ailleurs. Pour être conforme à ses propres croyances, la personne va donner le spectacle qui renforcera le gourou dans son rôle social et dans les croyances de la communauté "vous voyez bien que les démons se manifestent à chaque fois que le gourou se présente... ".

 

Résultats de Transe ?


Ce sont des résultats de "transe" et d'induction, dans une population normale, 20% des personnes sont  vraiment sensibles aux inductions collectives provoquées par un gourou , mais 80% y sont insensibles...

Par contre un incendie un stimulus fait réellement peur au point que les personnes "perdent la tête" et s'écrasent contre les portes et beaucoup meurent étouffées, survivre dans une incendie c'est résister à l'émotion collective.

 

L'induction est un phénomène naturel, de l'ordre de l'activité réflexe, quand il entendait sa clochette le chien de Pavlov ne se mettait il pas à saliver, et quand il entendait le mot "culture" le Dr Goebbels ne sortait il pas son revolver ?

Les conséquences des actes doivent être maitrisées par la personne, mais cela ressort de l'éthique de la responsabilité et de la liberté.

 

 

 

 

29.01.2006

Le Dogmatisme et la Foi

medium_blind_faith.good.jpgLe dogmatisme et la foi n'ont rien à voir l'un avec l'autre!

L'un est comme la pierre, l'autre comme la terre.

Le premier refuse toute possibilité de doute, la seconde s'y débat fréquemment.

L'un est fragile et craque sous la pression, l'autre est souple, malléable et se laisse instruire.

Le dogmatisme se tient sur la défensive, stéréotypé et statique. La foi se tient en repos, jamais suffisante ou opportuniste.

Le premier fonctionne en vase clos. La seconde est ouverte au raisonnement.

L'un est un tunnel. L'autre, le sommet d'une montagne.

Le premier génère l'orgueil. La seconde un émerveillement habité d'un grand respect.

Le dogmatisme insiste sur des points particuliers, la foi ne connaît que le Christ.

Le dogmatisme génère le fanatisme, la foi stimule la compréhension.

Dr Richard Halverson, pasteur aumonier du Sénat des Etats Unis(1978)

20.01.2006

Partir d'ou on est

L'histoire commence en Irlande, c'est l'histoire de quelqu'un quelqu'une qui demande son chemin, il ou elle a une longue route à faire et est un peu perdu(e) "excusez moi monsieur est ce bien la la route de Dublin" et son interlocuteur lui répond "vous savez si j'étais vous je ne partirais pas de ce point là"

La vie spirituelle chrétienne a été comparée par John Bunyan a un pélerinage, un chemin difficile, un pélerinage vers la Nouvelle Jerusalem, dans son livre on parle d'un déplacement physique.

Ce n'est peut être pas le meilleur point de départ pour un pélerinage spirituel que d'être malade, handicapé, phobique, divorcé, en rupture de couple, d'avoir vécu des traumatismes sans nom, ou de ne pas être de la bonne culture, d'être homosexuel , sous la pression de l'ostracisme ou des préjugés... Il y a deux grandes sources de mal dans le monde disait Levinas, la méchanceté du monde et l'ignorance des hommes.

Mais c'est notre point de départ, ce qui va compter c'est le point de départ, nous ne pouvons partir que de l'endroit ou nous sommes, Bunyan parle de ne pas laisser Découragement s'installer.

Lyta Basset rappelait dans une conférence que "Dieu passe alliance avec des personnes " avec des personnes qui sont en chemin, pas avec des groupes, et irréductiblement l'alliance renvoie à une certaine "solitude".

Elle citait comme évènement la perte d'un enfant dans un couple "tu ne pourras jamais comprendre ma douleur de mère comme je ne pourrai jamais comprendre ta douleur de père".

L'exemple de Jésus est significatif, il a commencé une communauté avec des gens qui vont l'abandonner, dans une faillite morale sans nom, d'une femme qui avait vécu 5 ruptures de couples et qui avait certainement (le contexte le dit) mauvaise réputation, il en a fait une des premières missionaires.


Nous sommes "en chemin" et il est important de reconnaitre la trajectoire de ceux qui sont "en chemin" aussi , l'esprit souffle où il veut. Cela mérite certainement un bout de route.

Devant un tel exemple de confiance et d'encouragement, que peut on dire?

13.01.2006

Les Evangéliques en Quelques Maux

Les évangéliques en quelques maux.

Par Bernard Bally Pychothérapeute.


par

Vivre pleinement le potentiel de Dieu
Engagé depuis 15 ans dans la pratique de la relation d’aide professionnelle, je n’ai cessé de m’interroger sur ma foi et celle des personnes que je suis amené à rencontrer en entretien. Celles-ci ont des origines très diverses, couvrant toute la variété des familles ecclésiastiques, évangélique, réformée ou catholique. Au cours des années, j’ai eu la surprise grandissante d’être en dialogue avec des chrétiens très soucieux de savoir comment appliquer leur foi à leur vie concrète et à leurs problèmes. Se pourrait-il que derrière la façade d’une foi professante, de graves questions s’agitent, comme la lave d’un volcan prêt à entrer en éruption?

Cette description concerne donc plus spécifiquement les évangéliques. Leur orientation théologique – pentecôtiste, charismatique, ou fondamentaliste – peut influencer les réponses. L’enjeu est de taille: la foi nous mène t-elle au repli hors du monde ou à un engagement libre et joyeux? Ces lignes paraîtront sévères, et certains pourraient m’accuser de trahir la cause des évangéliques, ou de généraliser à outrance. Loin de moi cette intention! Soyons lucides afin que nos travers soient mis en juste proportion avec les glorieuses richesses que Dieu nous a acquises en Jésus-Christ. Je veux donc relever quelques caractéristiques des maux dont souffrent beaucoup des évangéliques que je côtoie, et qui les empêchent de vivre pleinement le potentiel que Dieu a mis en eux.

Quelques mots sur quelques maux
Certainement, je mettrai en premier le sentiment de culpabilité. On a parlé à juste titre de névrose chrétienne. Nous avons tendance à nous sentir inférieurs parce que nous nous jugeons ou nous sentons jugés par d’autres. Nos critères d’évaluation ont davantage à faire avec la loi, des exigences impossibles à atteindre, ou une fausse image que nous avons de Dieu, sévère et inspirant de la crainte. J’ai fréquemment rencontré une compréhension fausse du renoncement à soi pour suivre le Christ. Nous sommes alors devant ce dilemme absurde: comment m’engager si je ne peux pas être moi-même? La culpabilité peut nous conduire au repli sur soi, à l’inhibition de nos forces et capacités, à une forme d’emprisonnement et de passivité…

Une deuxième caractéristique importante est celle de la (fausse) humilité, qui tente de donner une valeur à la moindre valeur, une façon subtile de cacher une crainte ou de l’orgueil. Nous donnons de la valeur aux autres, c’est plus confortable que d’assumer la nôtre devant eux. D’ailleurs, est-on sûr d’être à la hauteur? Ou si j’ai une valeur, ne vais-je pas entrer en compétition avec les autres? Or, c’est certain, les évangéliques n’aiment pas les conflits! Beaucoup préfèrent la soumission ou les seconds rôles, dans une forme de codépendance, qui fait office de protection pour soi et pour les autres. Il y a un accord tacite: on est bien entre nous, et tout va bien. Les richesses de leur personnalité et de leur originalité sont ainsi mises à la cave.

D’autres veulent combattre leur sentiment d’infériorité et s’y emploient à fond… par le perfectionnisme. Dieu ne veut-il pas que nous menions une vie sainte, qui vise à nous rapprocher de la perfection, d’une vie sans péché? Que de propres efforts sont faits pour atteindre un but hypothétique! Cela nous conduit toujours plus loin, sans jamais arriver au terme. C’est frustrant: tous les détails comptent, et nous en sommes les comptables toujours insatisfaits. Nous en perdons de vue le sens et l’essentiel, ainsi que l’esprit de grâce. C’est fatiguant pour tout le monde. Pas de repos pour le guerrier!

A l’inverse de l’infériorité, on peut trouver la toute-puissance. Le monde est à nous, Satan est vaincu. Emparons-nous du monde, gagnons-le à la cause de Christ. C’est une question de foi et de prière. Nous sommes les plus forts. Attitude présomptueuse de ceux qui cherchent à établir le Royaume dans ce monde. La Croix aurait-elle été une erreur pour le Christ, acclamé pour régner? Ne pourrait-on pas éradiquer la souffrance et la maladie par la foi? Promesses trompeuses par lesquelles plusieurs ont été séduits et déçus, par manque de sagesse et de discernement. Eux aussi courent après des chimères…

Pour d’autres évangéliques, après avoir vécu dans des familles où la séparation hors du monde était la norme de fidélité à Dieu, ils ont versé dans l’adaptation au monde. Ayant souffert de l’isolement, ils ont cherché à être comme tout le monde. Ils ont perdu leur spécificité afin d’être acceptés ou reconnus. Mais le sel a perdu sa saveur… évangélique! Ils n’ont pas renié la foi, mais ce qui en fait sa force.

Dichotomie entre foi et vie pratique
Enfin, j’aimerais signaler ce qui me paraît le plus dramatique et qui représente un danger certain pour la transmission de la foi dans notre société occidentale, particulièrement chez les évangéliques. Je veux parler de la dichotomie entre la foi et la vie pratique, le spirituel étant vécu comme une réalité intérieure, déconnectée de la réalité émotionnelle, de l’intelligence, et du monde extérieur. Dramatique, ai-je dit. Je n’exagère pas! Beaucoup souffrent de cette schizophrénie spirituelle, ce qui les amènent à consulter. Ils cherchent une réconciliation en eux-mêmes, et ils ont bien raison. Car l’Evangile s’adresse à tout l’homme, il restaure son âme et son humanité. Il crée un homme nouveau, une identité nouvelle, une dynamique nouvelle. Dramatique encore, car ce qui était vécu au 20e siècle comme une séparation du monde, est vécu au 21e siècle comme une séparation intérieure, seule la réalité spirituelle étant considérée et valorisée. L’homme est alors coupé d’une partie de lui-même. Tout ce qui fait problème dans son âme, dans son corps, ne devrait pas faire problème, selon ces prophètes d’un autre monde. Il vit alors dans une sorte d’exil intérieur, de rejet douloureux. Au lieu de la joie, c’est la tristesse, ou la colère, qui domine. La foi s’éteint petit à petit…

Le légalisme rampant de nos églises appartient à ce courant. Si vous êtes fondés dans la Parole, soumis à la volonté de Dieu, si vous avez la foi et ne péchez pas, tout doit bien se passer. Si vous n’êtes pas bien dans votre peau, si vous avez des problèmes relationnels, alors vous avez un problème avec Dieu. Simplification réductrice et culpabilisante. Comment dès lors avoir une bonne image de soi? Comment se libérer d’un sentiment d’indignité et d’échec? Questions qui réclament des réponses de toute urgence si les évangéliques que nous sommes veulent retrouver leur crédibilité!

Le «déjà» du Royaume, tout en restant dans le monde du «pas encore»
J’aimerais rappeler que nous sommes en Christ dans le « déjà » du Royaume, tout en restant dans le monde du « pas encore ». Cela peut poser problème. Comment articuler les deux? Quelle place donner (ou ne pas donner) au « pas encore »? Certains ont choisi: ils ont définitivement quitté ce monde, ils se sentent étrangers et n’ont rien en commun avec lui. L’évangélisation consiste alors à convaincre les hommes de sortir de ce monde et de suivre le Christ. Ce n’est pas ce que Jésus a dit: « Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les garder du Malin » (Jean 17.15).

Mais le fait d’être dans le monde nous expose à la tentation. Or nous savons que le Malin est un menteur et un manipulateur: il cherche à nous détourner de la grâce de Dieu et , lorsque nous l’avons reçue, à nous remettre sous la loi et la condamnation. C’est ainsi que l’Evangile se vide de sa substance et de sa puissance, par le moyen de la culpabilité (dans l’angoisse de l’être) ou des œuvres à accomplir (dans le stress du faire). Le Malin nous piège en nous faisant croire que nous ne sommes pas acceptables pour Dieu. Il a atteint son but en nous centrant sur nous-mêmes. Bien sûr que nous ne sommes pas parfaits, mais il en tire argument pour nous voler la grâce que Dieu nous a donnée, et nous empêcher d’être vraiment libres. Et si nous confessons être libres dans ces conditions, ce n’est que parole creuse et foi de façade! L’apôtre Paul a expérimenté ce dilemme avant nous: « Malheureux que je suis! Qui me délivrera de ce corps de mort? » C’est l’intelligence de la foi qui lui a fait dire: « Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur! » (Rom. 7.24-26) Il a été délivré de lui-même! Sommes-nous délivrés de nous-mêmes? Sommes-nous vraiment libres? Notre vraie vie est-elle cachée en Dieu? C’est lui seul qui nous dit qui nous sommes, quelle est notre identité. Nous valons beaucoup plus que ce que nous croyons! Infiniment plus! C’est incroyable ce que Dieu peut être généreux à notre égard! Mais nous ne le savons pas, ou ne le pratiquons pas. Nous sommes singulièrement timorés dans notre foi, à l’image du fils aîné resté auprès de son père dans la parabole dite du fils prodigue. « Tout ce qui est dans ma maison est à toi, tout. De quoi te plains-tu? Tu pouvais te servir. Pourquoi ne l’as-tu pas fait? »

Le potentiel des évangéliques est tout entier dans la Parole du Dieu vrai qu’ils connaissent. Mais il faut en découvrir le sens vivant, libérateur et proche des hommes pour témoigner de la pertinence de l’Evangile dans ce monde! Pour moi, le potentiel de la foi se situe dans le paradoxe apparent décrit par l’apôtre Paul: « Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Cor 12.10). C’est le mystère de l’Evangile, tel qu’il détrône la sagesse et la force des hommes. Il est en même temps folie et puissance régénératrice par l’Esprit (Rom. 1.16).

 

Source

http://www.logoscom.org/horizonneuf.htm

Bernard Bally, thérapeute
Directeur d’Horizon 9
Centre de thérapie chrétienne
Genève

Bernard Bally, thérapeute
par Bernard Bally, thérapeu

11.01.2006

Citations de St Aelred de Rielvaux

Aelred de Rielvaux (1109-1167) un moine cistercien du moyen âge

Aelred naquit vers 1109,en 1143, il fut envoyé comme moine dans la fondation de Rielvaux à Revesby, près de Lincoln, en Grande Bretagne.

Quatre ans plus tard, la communauté de Rielvaux l'élisait comme abbé. Aelred voulut que la gloire propre de sa maison fut d'être plus que toute autre la demeure de la charité et de la paix. Il a laissé plusieurs livres dont "Le Miroir de la Charité" et "Le Traité de l'Amitié Spirituelle".

La vie monastique n'était pas - en ce temps là - "une approche retirée du monde", les abbayes cisterciennes étaient engagées dans le développement économique des régions, c'était un engagement chrétien au sein du monde. Il en est devenu Abbé (c'est à dire responsable d'Abbaye).


Quelques extraits du "Traité de l'Amitié Spirituelle" ?

Livre 1-20 Un ami, c'est comme le gardien de l'amour ou selon d'autres avis, un gardien de l'âme elle-même; car mon ami doit être le gardien de notre amour mutuel ou plus exactement le gardien de mon âme elle-même, de sorte qu'il en préserve les secrets par son silence à toute épreuve, qu'il soigne le mieux possible et supporte ce qu'il verra en elle de défectueux, qu'il se réjouisse avec son ami qui est dans la joie, qu'il s'attriste avec lui quand il est dans la peine et qu'il considère comme sien ce qui concerne son ami.

Livre 1-21 L'amitié est donc cette vertu qui unit les âmes par un tel lien de dilection et de tendresse qu'à plusieurs elles ne font plus qu'un. Voilà même pourquoi les philosophes de ce monde n'ont pas rangé l'amitié parmi les choses aléatoires et périssables mais parmi les vertus éternelles. Dans le livre des Proverbes Salomon est d'accord avec eux quand il dit L'ami aime en tout temps; c'est affirmer clairement que si elle est vraie, l'amité est éternelle; par contre si elle vient à cesser, là même ou on la croyait présente, elle n'était pas véritable.


Livre 2-26 L'effort vers de grandes choses, a dit quelqu'un, c'est déjà quelque chose de grand. C'est le propre d'une âme vertueuse d'avoir toujours en vue des des choses élevées et difficiles, soit pour atteindre ce qu'elle désitre, soit pour comprendre plus clairement et connaître ce qu'elle doit désirer; il n'a pas progressé celui qui, sachant ce qu'est la vertu, a appris à mesurer la distance qui l'en sépare.


Livre 2-27 Un chrétien, lui, ne doit jamais désespérer d'acquérir quelque vertu que ce soit puisque la voix divine retentit dans l'évangile Demandez et vous recevrez, etc. Mais il n'est pas étonnant que les adeptes de la véritable  vertu aient été si rares parmi les païens, qui ne connaissaient pas le Seigneur et Dispensateur des vertus à propos duquel il est écrit Le Seigneur des vertus c'est lui le roi de gloire.



Livre 3-133 A cela s'ajoute la prière faite l'un pour l'autre : quand on fait la mémoire de son ami devant Dieu, l'efficacité de la prière est à la mesure de l'élan du coeur de celui qui prie ; les larmes coulent, provoquées par quelque appréhension, motivées par un sentiment d'affection ou suscitées par un quelconque chagrin. Ainsi en priant le Christ pour un ami et en cherchant à être exaucé par le Christ en faveur de cet ami, on se tourne vers le Christ avec beaucoup plus d'amour et un grand désir. Insensiblement, à l'improviste; le sentiment d'affection passe de l'ami au Christ et, comme si on touchait de près la douceur de celui-ci, on commence à goûter combien il est doux et à sentir combien il est bon.


Livre 3-134 Ainsi à partir du saint amour qui nous unit à un ami, nous montons vers celui qui nous unit au Christ our dégustée à pleine bouche le fruit spirituel de l'amitié, en attendant pour plus tard le plein épanouissement de toutes choses.
Quand auront disparue les craintes qui maintenant nous remplissent d'appréhension et d'inquiétude les uns pour les autres, quand auront été chassées les difficultés que nous devons supporter les uns pour les autres, quand sera détruit l'aiguillon de la mort - avec la mort elle même - dont les morsures nous tourmentent maintenant et nous acculent si souvent à pleurer les uns pour les autres, quand une pleine assurance aura pris naissance en nous, alors nous nous réjouirons de l'éternité du souverain Bien.

L'amitié restreinte ici-bas à quelques personnes, passera en tous, et de tous elles passera en Dieu et Dieu sera tout en tous.

Livre 3-83 Il en est beaucoup que nous étreignons en affection sans pour autant les admettre comme confidents, or c'est principalement en cela que consiste l'amitié : dévoiles tous ses secrets et ses projets. Voilà pourquoi le Seigneur a dit dans son évangiles Je ne vous appelle plus serviteurs mais amis , ajoutant le motif qui les rend digne du nom d'amis parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père Et ailleurs il dit : Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande .

Par ces paroles comme le dit Ambroise "Le Seigneur nous a donné l'archétype de l'amitié : accomplir la volonté de notre ami, lui faire nos confidences, lui ouvrir notre coeur et ne rien ignorer de ses secrets à lui. Montrons lui le fonds de nous-même car un ami ne cache rien s'il est véritable, il épanche son âme comme le Seigneur Jésus épanchait les mystères de son Père".

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