04.03.2007

La Revanche de "dieu"

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Dans les années 1990 le sociologue Gilles Keppel avait mis en parallèle les montée des extrémismes religieux au moyen Orient avec les extrémismes religieux aux Etats Unis..

Il appelait celà "La Revanche de Dieu" - Cela pouvait apparaitre comme celà car dieu était depuis plus de deux siècle "écarté" du discours politique.

Et là il revenait dans les discours des prédicateurs et des candidats aux élections, leur apportant ses comités de soutien, de financement, d'engagement politique désintéressé et sincère et de voix et d'élections gagnées - l'euphorie de la victoire -..

Mais ce mouvement de montée de l'extrémisme religieux a inquiété les universitaires - qui ont travaillé de 1988 à 1993, une centaine de contributions sur les extrémismes religieux ont été compilées et il é été établies 5 règles qui - ensemble - caractérisent un extrémisme religieux..

1) Les règles de la religion doivent être appliquées dans tous les domaines de la vie et doivent s'appliquer à toutes les personnes. Il n'y a pas de séparation de la sphère eglise/état, pas de séparation public/privé, pas de séparation entre vie publique et vie privée. Les "lois de dieu" doivent devenir les lois du pays.

2) Les Mâles sont au sommet : Ils sont plus grands, plus forts, ils fixent les règles et les font respecter.

3) Comme il n'y a qu'une seule règle juste, toutes les règles existantes doivent être communiquées à la génération suivante (contrôle total sur les livres de classes et les programmes d'éducation)

4) Détestation de la modernité, idéalisation d'un Age D'Or. On a fait un parallèle très juste avec le fascisme "Vaincre la modernité" est un slogan fasciste de 1941. Le fasicisme est un fondamentalisme politique "tu dois tout au parti le parti ne te doit rien" est un autre slogan fasciste de années 1940. Et le fondamentalisme peut être vu comme un fascisme religieux.

 

5)Une vue étriquée de l'histoire et de la culture : toute l'histoire et la culture se résume dans leur "vision du monde" à ,
- la permissivité et le narcissisme , le sexe sans responsabilté. Ils refusent d'aborder les problèmes globalement, en respectant les contextes des sociétés humaines..

En somme cela se résume à une vision du monde et de l'interdit, la modernité semblant dépassée, il y a un  recours au mythe, au mythe considéré comme supérieur à la réalité ou même à la vérité, à ce qui peut être expérimentalement prouvé ou vérifié....

 

Postmodernité et mythe 

Le succès réel du créationnisme en tant qu'opinion religieuse tient à cette relation profonde au mythe et à des systèmes simples et sécurisants d'explication du monde, la libre-pensée, libre examen, la liberté de conscience étant repoussés comme symboles d'un monde disqualifié.

 

La modernité se relie à l'émergence des sciences en Europe, à un souci empirique de trouver, de prouver, de démontrer, les premiers modernes comme "Giordano Bruno", "Galilée" ont vécu ce heurt , du choc entre une vision mythique d'une terre plate autour de laquelle la terre tourne (conception transmise depuis l'antiquité et dont on voit des traces dans la Bible, l'épisode de la "tentation de Jésus" ne montre t'il pas une haute montagne "d'où on peut voir tous les royaumes de la terre", l'image ne semble pas aberrante pour ceux qui l'écoutent, ce qui induit bien l'idée d'une terre plate, il n'est pas possible de voir d'un seul point tous les emplacements d'une terre ronde, et si le soleil ne tourne pas autour de la terre comment Josué a t'il pu arrêter le soleil)..

En somme le débat  le conflit entre conceptions religieuses et conceptions scientifiques empiriques et vérifiables ne date pas d'hier. 

L'origine de la Réforme se situe dans l'acceptation de ce conflit, M.Gounelle rappelle que Jean Calvin disait que tout prédicateur pouvait être contredit dans l'explication du texte biblique par un laïc qui aurait de meilleures connaissances en hébreu et grec des textes chrétiens, Erasme avait remis en cause la théologie du Moyen Age en repérant toutes les erreurs de traduction qui existaient dans la Vulgate de St Jerome (qui reste un monument littéraire). Les sciences expérimentales enrichissent les conceptions intellectuelles et spirituelle... Mais cet enrichissement ne se fait pas sans une remise en cause de ce qui existait déjà.

 

 

 


 

13.02.2007

La fin de la Démocratie Américaine et de la Démocratie tout court

La montée du fascisme chrétien et sa menace pour la démocratie




La montée du fascisme chrétien et sa menace pour la démocratie US

La montée du fascisme chrétien et sa menace pour la démocratie US" et au delà des mers"



Par Chris Hedges


Nous devons nous occuper de la montée des injustices sociales et économiques afin d'arrêter le mouvement de masse le plus dangereux de l'histoire des USA -- ou faire face à un futur fasciste sous des dehors de valeurs chrétiennes.


Le Dr. James Luther Adams, mon professeur d'éthique à Harvard Divinity School, a dit à ses étudiants que quand nous aurons son âge -- il avait alors près de 80 ans -- nous devrons tous combattre les « fascistes chrétiens. »


L'avertissement, donné il y a 25 ans, est arrivée au moment où Pat Robertson et d'autres évangélistes de la radio et de la télévision ont commencé à parler au sujet d'une nouvelle religion politique qui dirigerait ses efforts vers la prise de contrôle de toutes les institutions, dont les principaux cultes et le gouvernement. Son but déclaré était d'utiliser les Etats-Unis pour créer un empire chrétien mondial. Cet appel aux fondamentalistes et aux évangélistes pour qu'ils prennent le pouvoir politique était une mutation radicale et de mauvaise augure du christianisme traditionnel. Il était difficile, à cette époque, de prendre au sérieux une rhétorique aussi énorme, surtout à cause de la bouffonnerie de ceux qui l'exposait. Mais Adams nous a avertis contre l'aveuglement provoqué par le snobisme intellectuel. Les nazis, dit-il, n'allaient pas revenir avec les svastikas et les chemises brunes. Leurs héritiers idéologiques ont trouvé dans les pages de la bible un masque pour le fascisme.


Il n'était pas homme à utiliser le mot fasciste à la légère. Il se trouvait en Allemagne de 1935 à 1936, et il avait travaillé avec l'église souterraine anti-nazie, connue sous le nom d'Église de la Confession, guidée par Dietrich Bonhoeffer. Adams a été par la suite détenu et interrogé par la Gestapo, qui lui a suggéré de réfléchir à retourner aux USA. C'est une suggestion qu'il a suivie. Il est parti en train de nuit avec des portraits encadrés d'Adolf Hitler placés sur le contenu de ses valises pour cacher les rouleaux de films faits maison qu'il avait pris de la soi-disant Église Chrétienne Allemande pro-nazie, et des quelques individus qui bravaient les nazis, comme les théologiens Karl Barth et Albert Schweitzer. La ruse a marché quand la police des frontières a ouvert les valises, vu les portraits du Führer et les ont refermées. J'ai observé des heures durant les films en noir et blanc granuleux pendant qu'il racontait dans son appartement à Cambridge.


Adams a compris que les mouvements totalitaires se construisent sur le profond désespoir personnel et économique. Il a averti que l'exode des emplois industriels, l'appauvrissement de la classe ouvrière étasunienne, l'effacement physique des communautés dans la très grande extension de l'urbanisation sans âme et la ceinture de rouille qui se délabre, étaient en train de déformer rapidement notre société. L'assaut actuel contre la classe moyenne, qui vit maintenant dans un monde dans lequel quelque chose pouvant être mis sur logiciel peut être externalisé, serait terrifié par lui. Les histoires que beaucoup dans ce mouvement m'ont racontées au cours des deux dernières années, pendant que je travaillais sur « Fascistes Étasuniens : La droite chrétienne et la guerre contre les USA », étaient des histoires de ces échecs -- personnels, communaux et souvent économiques. Ce désespoir, dit Adams, donnera du pouvoir aux rêveurs dangereux -- à ceux qui aujourd'hui bombardent les ondes hertziennes avec un utopisme idéaliste et religieux qui promet, par la purification apocalyptique violente, d'extirper l'ancien monde scandaleux qui a mis en échec beaucoup d'étasuniens.


Ces utopistes chrétiens promettent de remplacer ce vide interne et externe par un monde mythique où, le temps s'arrêtant, tous les problèmes seront résolus. Le désespoir montant en ondulant à travers les USA, celui dont j'ai été témoin à plusieurs reprises pendant que je voyageais dans le pays, reste ignoré par le parti Démocrate, qui a abandonné la classe ouvrière, comme ses homologues républicains, pour le financement massif d'entreprises.


La droite chrétienne a leurré des dizaines de millions d'étasuniens, qui se sentent à juste titre abandonnés et trahis par le système politique, basé sur la magie au lieu de la réalité du monde -- aux visions fantastiques d'anges et de miracles, à une croyance enfantine que Dieu a un plan pour eux et que Jésus les guidera et les protégera. Cette mythologique vue mondiale, n'ayant aucun usage de la science ou de l'enquête intellectuelle impartiale et honnête, promettant que la perte du travail et de l'assurance maladie est sans importance, tant que vous êtes droit avec Jésus, présente un monde à la cohérence mensongère qui s'adresse aux désirs affectifs des disciples désespérés aux dépens de la réalité. Cela crée un monde où les faits deviennent interchangeables avec les opinions, où les mensonges deviennent vrais -- l'essence même de l'état totalitaire. Cela inclut un obscur permis de tuer, de détruire tout ceux qui ne se conforment pas à cette vision, depuis les Musulmans du Moyen-Orient jusqu'à ceux dans notre pays qui refusent de se plier au mouvement. Et cela donne opportunément les pleins pouvoirs à une oligarchie rapace dont le dieu est le profit maximum aux dépens des citoyens.


Nous vivons maintenant dans une nation où les 1 pour cent d'en haut contrôlent plus de richesse que les 90 pour cent d'en bas réunis, où nous avons légalisé la torture et pouvons enfermer les citoyens sans procès. Arthur Schlesinger, dans « Les cycles de l'histoire étasunienne, » a écrit que « les grands âges religieux étaient remarquables pour leur indifférence envers les droits de l'homme au sens actuel -- non seulement pour leur assentiment à la pauvreté, à l'inégalité et à l'oppression, mais aussi pour leur enthousiaste justification de l'esclavage, de la persécution, de la torture et du génocide. »


Longtemps avant nous, Adams a vu dans la droite chrétienne des similitudes dérangeantes avec l'église chrétienne allemande et le parti nazi, des similitudes qui, dit-il, en cas d'instabilité sociale prolongée ou de crise nationale, verront les fascistes étasuniens se lever sous l'apparence de religion pour démanteler la société publique. Il se désespère des libéraux US, qui, dit-il, comme en Allemagne nazie, disent du bout des lèvres des platitudes stupides au sujet du dialogue et de tout ce qui les ont rendus inefficaces et impuissants. Les libéraux, dit-il, n'ont pas compris le pouvoir et l'attrait du mal ou la réalité froide du fonctionnement du monde. Les Démocrates se tordant les mains actuellement, avec beaucoup se demandant comment ils peuvent tendre la main à un mouvement dont les leaders les fustigent de « démoniaques » et de « sataniques, » n'auraient pas étonné Adams. Comme Bonhoeffer, il ne croyait pas que ceux qui combattraient efficacement dans le temps de troubles à venir, un combat qui pour eux était partie intégrante du message biblique, viendraient de l'église ou des libéraux de l'élite laïque.


Sa critique des éminentes universités de recherche, avec les médias, n'était rien de moins que du mépris. Ces institutions, égocentriques, compromises par leur rapport étroit avec le gouvernement et les sociétés, ayant donné assez de pâté en croûte (sic) pour être très satisfaites, étaient peu disposées à traiter des questions morales fondamentales et des injustices de l'époque. Elles n'avaient pas le cœur à une bataille qui pourrait leur coûter leur prestige et leur confort. Il m'a dit, en plaisantant à moitié je pense, que si les nazis prenaient le pouvoir aux USA « 60 pour cent du corps enseignant de Harvard commencerait ses conférences par le salut nazi. « Mais ce n'était pas non plus une abstraction. Il avait observé des professeurs à l'Université d'Heidelberg, dont le philosophe Martin Heidegger, levant le bras avec raideur devant les étudiants de la classe.


Deux décennies plus tard, même devant la montée de l'impact de la droite chrétienne, sa prévision paraît apocalyptique. Mais les personnages influents de la droite chrétienne se sont déplacés des franges de la société au plancher de la Chambre des Représentants et du Sénat. Avant les dernières élections, 45 sénateurs et 186 membres de la Chambre ont obtenu des taux d'approbation de 80 à 100 pour cent des trois groupes de défense de la droite chrétienne les plus influents -- Christian Coalition, Forum Eagle, et Family Resource Council. Le président Bush a remis des centaines de millions de dollars d'aide fédérale à ces groupes et il a démantelé des programmes fédéraux en science, [sur les] droits de reproduction et la recherche pour le SIDA afin de rendre hommage à la pseudo-science et au charlatanisme de la droite chrétienne.


Je suspecte que Bush veuille alerter pour ne pas être plus qu'un médiocre personnage de transition, notre version de Otto von Bismarck -- qui a aussi usé de « valeurs » pour stimuler sa base à la fin du 19ème siècle et a lancé le « Kulturkampf, » mot que nous rendons par guerres de civilisation, contre les catholiques et les juifs. Les attaques de Bismarck, qui ont clivé l'Allemagne et ont fait le discrédit d'une partie recevable du discours civil de fractions entières de la société, ont préparé le terrain pour le racisme le plus virulent et la répression nazie.


La droite chrétienne radicale, qui réclame un « État Chrétien » -- où des fractions entières de la société étasunienne, des homosexuels et des lesbiennes, aux libéraux, aux immigrés, aux artistes, aux intellectuels, n'auront aucune légitimité et seront réduits, au mieux, à une citoyenneté de deuxième classe --, attend une crise, une désintégration économique, une autre frappe terroriste catastrophique, ou une série de désastres environnementaux. Une période d'instabilité leur permettra de faire passer leur ordre du jour radical, celui qui sera vendu au public étasunien effrayé comme le retour à la sécurité, à la loi, et à l'ordre, en plus de la pureté morale et de la prospérité. Ce mouvement -- le mouvement de masse le plus dangereux de l'histoire étasunienne -- ne sera pas émoussé tant que la croissance des injustices sociales et économiques qui anéantissent cette nation ne seront pas abordées, tant que des dizaines de millions d'étasuniens, maintenant enfermés dans des systèmes hermétiques d'endoctrinement par la télévision et la radio chrétienne, en plus des écoles chrétiennes, ne seront pas réincorporées dans la société US avec un futur, celui avec de l'espoir, des salaires suffisants, la sécurité d'emploi et l'aide généreuse de la Fédération et de l'État.


La destruction effrénée des États-Unis, qui se poursuit avec la bénédiction des deux partis politiques, présage non seulement de la mise au pouvoir de cette oligarchie mais aussi de la mort certaine de l'État démocratique avec la naissance du fascisme US.


 


Original : Alternet.org, Chris Hedges, le 8 février 2007

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info

07.02.2007

Une Vérité qui dérange


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Une vérité qui dérange, (an Inconvenient Truth) est un film documentaire américain traitant du changement climatique, spécialement du réchauffement planétaire, réalisé par Davis Guggenheim. Al Gore, l'ex- Vice-président des États-Unis d'Amérique y tient le premier rôle.

Ce documentaire de 94 minutes est basé en grande partie sur une présentation multimédia que Gore a préparée pour sa campagne de sensibilisation sur le réchauffement climatique. La structure du film est essentiellement celle d'un film documentaire, An Inconvenient Truth suit une base dramatique dans la séquence où les faits sont révélés et les prévisions soulignées, auxquels s'ajoutent des événements de la vie personnelle d'Al Gore. Plutôt qu'énumérer simplement des faits d'une façon sèche et mécanique, le film place son sujet dans un contexte plus moral et émotionnel avec des éléments d'une intrigue dramatique.

Synopsis

L'ancien vice-président Al Gore se consacre à ce qu'il considère comme le but de sa vie après l'échec de l'élection présidentielle de 2000. Il s'implique lui-même dans la lutte contre le réchauffement climatique. Dans la continuité d'une présentation exposée à travers le monde dans sa tournée surnommé "the slide show" , Gore met en lumière la quasi-unanimité des scientifiques s'accordant sur le réchauffement global de la Terre, débat sur la politique et l'économie du réchauffement global, et décrit les conséquences graves que le changement du climat produira si la quantité de production humaine de gaz à effet de serre n'est pas significativement réduite dans un futur très proche.

Le film inclut beaucoup de réfutations des arguments de ceux qui doutent de l'importance ou de la réalité d'un réchauffement de la planète. Par exemple, il aborde le risque de l'éffondrement d'un inlandsis majeur, un glacier très étendu au Groenland ou en Antarctique, dont l'un ou l'autre pourrait élever les niveaux de mer globaux d'approximativement 6 mètres, provoquant l'inondation des secteurs côtiers et créant une centaine de millions de "réfugiés climatiques", les écoréfugiés. La fonte des eaux du Groenland pourrait stopper le courant du Gulf Stream et rapidement déclencher un refroidissement local dramatique en Europe nordique (en dépit du réchauffement climatique global). Le documentaire se conclut en indiquant que si les mesures appropriées sont prises rapidement, les effets du réchauffement peuvent être inversés avec succès en libérant moins de dioxyde de carbone et en cultivant plus de plantes et d'arbres. Enfin Gore invite tous les spectateurs à apprendre comment ils peuvent aider et à se mobiliser dans cette initiative.

Dans le but de montrer le phénomène de réchauffement climatique le film présente la température annuelle et les niveaux de CO2 pendant les 600 000 dernières années déterminés par les analyses des carottes de glaces prélevées en Antarctique. Une analogie à l'Ouragan Katrina est utilisé pour leur rappeler que les vagues de 9 à 14 mètres ont détruit presque un million de maisons côtières du Mississippi, Louisiane, Alabama, et Floride.

Gore est intrigué la première fois par le réchauffement planétaire quand il eut un cours à l'université d'Harvard avec le professeur Roger Revelle, l'un des premiers scientifiques à mesurer le taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Le livre de Gore publié en 1992, Earth in the Balance, traitait déja d'un certain nombre de sujets touchant l'environnement, et se classa dans la liste des bestsellers du New York Times. Plus tard, quand Gore entra au congrès des États-Unis, il initia la première audition du congrès, y emmena des climatologues et commença à débattre de ce sujet avec les représentants élus. Il pensait qu'une fois les législateurs au courant de l'incontestable évidence, ils seraient conduits à l'action ; pourtant finalement, le processus fut lent voire laborieux.

En tant que vice-président dans l'administration Clinton, Gore poussa à la création d'une taxe sur le carbone, "carbon tax" pour inciter à réduire la consommation de combustible fossile et de ce fait diminuer l'émission de gaz à effet de serre, elle a été partiellement mise en œuvre en 1993. Il a aidé à promouvoir le protocole de Kyoto en 1997, le traité international conçu pour limiter les gaz à effet de serre. Cependant, il n'est pas ratifié par les États-Unis en raison de l'opposition du sénat Américain. Gore a aussi soutenu le placement du satellite dans le cadre du programme Triana, pour accroître la conscience des problèmes environnementaux et pour avoir les premières mesures directes de la proportion de rayonnement solaire réfléchi par la Terre. Durant sa campagne présidentielle de 2000, Gore s'engagea, en partie, sur un engagement de ratification du protocole de Kyoto.

Après sa défaite à l'élection présidentielle, Gore a adapté une projection de diapositives, "slide show" qu'il avait précédemment créé, et commença à donner à travers les USA et dans le monde entier des présentations de multimédias sur le réchauffement climatique. Au moment où le film débute, Gore estime l'avoir montré plus d'un millier de fois. Les producteurs Laurie David et Lawrence Bender ont vu le show de Gore à New York après la première de The Day After Tomorrow[5]. Inspirés, ils rencontrent le réalisateur Davis Guggenheim au sujet de la possibilité de transformer la projection de diapositives en un film. Guggenheim, sceptique au début, plus tard vit la présentation de Gore faite pour lui seul et déclara qu'il a " été très secoué ", "blown away" et que " une heure et demi après la fin, il était convaincu que le réchauffement planétaire était le problème le plus important... Je n'ai aucune idée de la façon dont vous allez tirer un film de ça, mais je veux essayer" .

Dans le film et le livre l'accompagnant, Gore cite beaucoup d'études scientifiques pour soutenir la revendication que le réchauffement climatique est réel et en grande partie causé par l'homme :

  • La fonte de nombreux glaciers est souligné par des photographies montrant l'avant et l'après. (Voir la fonte des glaciers du Kilimanjaro
  • Une étude faite par les chercheurs de l'Institut de Physique de l' université de Berne et du Projet Européen pour creuser la glace dans l'Antarctique, l'EPICA , présente des données de l'Antarctique à partir de carottes de glaces montrant les concentrations en dioxyde de carbone les plus élevées pour les 650.000 dernières années.
  • L'enquête du Dr. Naomi Oreskes en 2004, recense 928 articles scientifiques sur le changement climatique publiés entre 1993 et 2003. Le résultat de son observation, publié en éditorial dans le journal Science, est que chaque article soit soutient le consensus « le réchauffement global a une part d'origine humaine », soit n'en tient pas compte.
  • RealClimate, un blog collectif maintenus par 11 climatologues, honore les faits scientifiques du film comme " remarquablement à jour, contenant des références à une partie des toutes dernières recherches ".

Réactions

Le film, en ouverture de festivals de films, a été accompagné par une promotion publicitaire utilisant des slogans tels que "Un avertissement au Monde " (" A global warning"), " Nous sommes tous sur une fine couche de glace ", "De loin le plus terrifiant film jamais vu ", et enfin " Le film le plus effrayant cet été est celui où vous êtes le méchant et le héros ". La réaction à Sundance fait écho au montant du box-office et aux articles positifs des critiques de films. D'ailleurs, le film et l'acclamation des critiques ont été parodiés dans des programmes télévisés.

La réaction critique au film a été positive et le public a été au rendez-vous aux USA, faisant de lui le troisième documentaire le plus vu au cinéma jusqu'ici (après Fahrenheit 9/11 et La marche de l'empereur). Certaines critiques ne furent pas aussi aimables. Par exemple, le journaliste Ronald Bailey dans le magazine libertaire Reason note que "bien que Gore décrit des faits scientifiques plus vrais que inventés, il exagère les risques. »

Le film reçut une récompense spéciale de Humanitas Prize, et c'est la première fois que l'organisation distribue une récompense spéciale depuis 10 ans.

En France, Yann Arthus-Bertrand déclarait : « C'est un film très bien fait, à l'américaine, avec de l'humour, des applaudissements... En deux heures, il en fait plus pour l'environnement que moi en dix ans ! »

Le Président Bush, interrogé pour savoir s'il regarderait le film, a répondu : "J'en doute". Il a plus tard déclaré que "nous devons rester sceptiques quand au fait que les gaz à effet de serre sont causés par l'humanité ou de causes naturelles ". Gore réplique que " la communauté scientifique du monde entier s'accorde sur le fait que les êtres humains sont responsables du réchauffement planétaire et aujourd'hui encore il (Bush) a exprimé des doutes personnels que cela soit vrai ".

En septembre 2006, Gore a voyagé à Sydney, Australie pour promouvoir le film. Le premier ministre australien, John Howard expliqua qu'il ne veut pas rencontrer Gore ou s'accorder sur le protocole de Kyoto à cause du film: " Je ne prends pas de conseils politique d'un film", "I don't take policy advice from films ". Le leader de l'opposition Kim Beazley joignit Gore pour voir le film et d'autres membres politique assistèrent à une séance spéciale de visionnage à la Parliament House, lieu de rassemblement du parlement à Canberra, plus tôt dans la semaine.

Fiche technique

  • Titre original :An Inconvenient Truth
  • Réalisateur : Davis Guggenheim
  • Produit par : Lawrence Bender; Scott Burns
  • Musique originale : Michael Brook, Melissa Etheridge
  • Montage : Jay Lash Cassidy, Dan Swietlik
  • Genre: documentaire
  • Durée : 94 minutes
  • Dates de sortie : 24 Janvier 2006 (USA, Sundance Film Festival);
    24 May 2006 (Festival de Cannes);
    2 Juin 2006 (USA) ;
    11 Octobre 2006 (France)

 

06.02.2007

Motivés Le chant des Partisans

 

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Motivé.Le chant des partisans

source: Time:2006-01-02
 


Zebda
Auteur : Zebda
Année : 1998

Texte :

Spécialement dédicacé à ceux qui sont motivés
Spécialement dédicacé à tous ceux qui ont résisté par le passé


Ami,entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines?
Ami,entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne?
Hohé partisans,ouvriers et paysans c'est l'alarme
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes


Refrain:
Motivés motivés,il faut rester motivé
Motivés motivés,il faut se motiver
Motivés motivés, soyons motivés
Motivés motivés, motivés motivés


C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse,la misère
Les pays ou les gens au creux des lits font des rêves
Chantez compagnons,dans la nuit la liberté vous écoute

refrain

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe
Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place
Hohé partisans ouvriers et paysans c'est l'alarme
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larm
es

Refrain

On va rester motivés pour le face à face
On va rester motivés quand on les aura en face
On va rester motivés on veut que ça se sache
On va rester motivés pour la lutte des classes


Refrain (*3)

29.01.2007

Fascistes Américains?

American Fascists: The Christian Right and the War on America
Chris Hedges Free Press.

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Résumé du propos du livre 

Le président Eisenhower a déclaré un jour, “Notre gouvernement n’a pas de sens  à moins que l’on ne considère qu’il ne soit fondé sur une foi religieuse, et je me moque de savoir de quelle foi il s’agit”.

Les gens à propos de qui Chris Hedges écrit ont une compréhension différente ils attachent beaucoup d’importance à la religion sur laquelle le gouvernement américain est fondé et pensent que ce devrait être le christianisme – leur version du christianisme, bien sûr.

. "American Fascists: The Christian Right and the War on America"  est un appel à la résistance contre ce que Hedges voit comme les efforts de Jerry Falwell, Pat Robertson et les opérateurs de  Trinity Broadcasting Network (parmi d’autres) de transformer les Etats Unis en une nation Chrétienne.

 

Hedges n’est pas un agnostique,ni un de ces athées laïques habituel. Il connaît sa Bible. C’est le fils d’un ministre Presbytérien (Réformé Ecossais) et diplômé de la faculté de théologie de Harvard. C’est aussi un des correspondants du New York Times qui a visité plus de 50 pays au cours des 20 dernières années.

 

Dans « American Fascists » Hedges rapporte des détails fascinant sur ce qui se passe à l’intérieur des églises, des conventions et des meetings de la Droite Chétienne. Il a assisté à une conférence « Love Won Out » à Boston, sponsorisée par Focus on the Family , l’organisation de James Dobson, tenue pour guérir ceux qui « souffrent de l’homosexualité ». Il a visité le Creation Museum à Petersburg (Kentucky) ou il a trouvé un panneau décrivant l’évolution comme « Le Gros Mensonge ».

 

Hedges est aussi allé à la convention nationale des médias religieux (National Religious Broadcasters), où 5500 radios et télévisions chrétienne se rencontrent à Anaheim. Et il a participé à un séminaire de 5 jours « Evangelism Explosion » en  Floride pour apprendre les tactiques pour convertir les gens à la version de droite du Christ. Cette conférence est tenue par D James Kennedy, dont « The Coral Ridge Hour » est diffusée toutes les semaines par plus de 600 stations de télévisions.

 

Là, lui et plus de 60 personnes ont appris des techniques de représentants de commerce comme feindre l’amitié avec des convertis potentiels. Alors ils ont parlé du péché. Les aspirant évangélistes ont aussi appris que " la vie éternelle ne peut être atteinte par de bonnes œuvres, ou même une vie morale ", qu’il n’y a aucune manière d’échapper au péché, que la croyance  en Jésus est le seul chemin vers la vie éternelle.

 

Mais le message central qu’Hedges et les autres ont appris à délivrer c’est que la conversion oblitère “notre peur de la mort, non seulement pour nous même, mais la peut que nous avons de perdre ceux que nous aimons” – par exemples pour des enfants ou un époux qui combat en Irak. Ceci déclare Hedges, est non seulement malhonnête mais cruel, parce que la peur de la mort ne peut être bannie.

 

Ce message est aussi dangereux, écrit Hedges, parce que le but de la droite Chrétienne est « non seulement la conversion mais aussi, finalement un recrutement dans un mouvement politique destiné à créer une nation Chrétienne, « où les libertés constitutionnelles seraient remplacées par les lois bibliques selon l’interprétation des leaders évangéliques. Kennedy s’est exprimé clairement à ce sujet “Comme les vice-gouverneurs de Dieu”, le pasteur de Floride a écrit, “nous devrons exercer la domination de Dieu et une influence sur nos voisinages, nos écoles, nos gouvernements , aussi bien que sur nos médias et nos connaissances et entreprises scientifiques ».



Hedges distingue soigneusement ce courant du Protestantisme Chrétien Evangélique connu comme « Dominionisme » du fondamentalisme traditionnel qui n’a jamais essayé de transformer le gouvernement en une extension de l’Eglise. Sous la domination Chrétienne écrit Hedges, “les syndicats, les  lois protectrices des droits civiques et les écoles publiques laïques seront  abolies et à ceux qui sembleraient insuffisamment chrétiens on retirera la citoyenneté »

 

La droite Chrétienne pourrait venir au pouvoir, suggère t’il, " si nous avions à souffrir d’une autre attaque terroriste, d’une grande crise économique ou d’un gigantesque désastre écologique ". A ce point, Hedges assène que ces Leaders Dominionistes pourraient "appeler au châtiment, à la détention et à la mise en quarantaine des gays et lesbiennes, aussi bien que des musulmans et autres non-croyants. ". Ainsi Hedges conclut que les Etats-Unis aujourd’hui sont face à une menace interne analogue à celle posée par les Nazis à la République de Weimar en Allemagne.

Les problèmes posés par cette analogie.

 
Il y a de graves problèmes avec cette analogie, d’abord la démocratie en Amérique est beaucoup plus forte qu’elle ne l’était à Weimar (Allemagne) en 1933. De plus la droite Chrétienne n’est ni aussi largement répandue qui aussi puissante que ne le suggère Hedges. Parme les Chrétiens conservateurs de la classe laborieuse, « une énorme majorité » a voté pour Bill Clinton comme président – C’est ce que prouvent les sociologues Andrew Gressley et Michael Hout dans leur dernier livre « La vérité au sujet des Chrétiens Conservateurs ». 

 

 

Une enquête de 2004 pour « Religions and Ethics News Weekly » à propos de PBS a montré que la majorité des évangéliques ont une opinion très défavorable sur Falwell et qu’un minorité significative d’entre eux sont plus concernés par leur propre emploi et l’économie que par les questions relative à l’avortement et au mariage gay et ce n’est pas comme si les Chrétiens conservateurs étaient le seul obstacle au mariage gay : Oui 85% des évangéliques blancs s’opposent au mariage gay, mais dans toute la population le chiffre est de 61%.

 

En fait les différences entre la droite Chrétienne d’aujourd’hui et les mouvements conduits par Adolph Hitler et Benito Mussolini sont plus grandes que les similitudes. Ces mouvements étaient monolithiques, porteurs d’ une seule idéologie ainsi qu’une stratégie de conquête du pouvoir par la violence ou par les élections ainsi que d’un « Culte du Chef » et du « Culte de l’Etat » « Tu dois tout à l’Etat , l’état ne te doit rien était un slogan Mussolinien des années 20 ».

Les textes chrétiens comme  "Mit Brennender Sorge " comme "La déclaration de Barmen" ont caractérisé ces mouvements comme anti-chrétiens.

Hitler était plus païen que Chrétien. Les violences urbaines étaient la tactique favorite des chemises noires de Mussolini ; la droite Chrétienne a focalisé sa stratégie sur des manifestations non-violentes à l’extérieur des cliniques qui pratiquent des IVG (pas toujours, il y a eu des cas de violences délibérées et caractéristiques) et sur les changements des lois au moyen du bulletin de vote. Et il y a une grande différence entre le soutien des lois qui s’opposent au mariage gay et mettre les gays  dans des camps de concentration. Il n’existe pas  (aujourd'hui) de camps de concentration pour gays ou musulmans aux Etats-Unis.

 

Néanmoins Hedges conclut que la droite Chrétienne « ne saurait plus longtemps être tolérée” parce qu’elle “détruit la tolérance qui permet qu’une société ouverte soit rendue possible”.. Que pense t’il donc qui devrait être fait ? Il assume le point de vue que “tout mouvement qui prêche l’intolérance se place de lui-même hors la loi, » et que donc nous devrions traite toute incitation à la haine, à l’intolérance et à la persécution comme criminelle. Ainsi il rejette la protection du premier amendement en faveur de la liberté de parole et de religion ainsi que les jurisprudences qui n’autorisent les poursuites que si des discours sont une menace imminente pour des personnes données.

 

Hedges plaide pour l’adoption de lois qui sanctionnent les appels à l’intolérance et à la discrimination mais il n’explique pas bien comment cela pourrait fonctionner. Beaucoup de pays prohibent les « discours de haine ».

Le déni de l’ holocauste est un crime en Allemagne, Autriche, en France et dans d’autres pays européens, de même les propos racistes tenus contre une communauté. Mais est ce que  cela signifie que Hedges souhaite que les Chrétiens fondamentalistes soient poursuivi pour avoir déclaré que les humanistes laïques sont des suppôts  de Satan ? Il ne dit rien à ce sujet.

 

Poursuivre Pat Robertson (qui a déclaré un jour qu’il fallait assassiner le président Hugo Chavez du Venezuela et est – sous l’effet de la pression – revenu sur cette déclaration), aurait il une autre conséquence que d’en « faire une victime  de la démocratie et de la liberté d’expression», de lui attirer plus de sympathie et de soutien.

La solution n’est pas d’interdire les discours, mais d’en faire plus. Contre argumentez !! Affrontez vos opposants, combattez leurs arguments par de meilleurs arguments, défiez les aux élections avec des candidats solides. C’est la seule voie qui existe pour préserver la tolérance que Hedges souhaite tant. Et les résultats des élections partielles semblent montrer que cela marche.

20.01.2007

Appréhender la dimension multiculturelle de l'église

 

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Le multiculturalisme, un risque ou une nouvelle chance ? Et la frontière intérieure..

 

Je constate quand même qu'entre chrétiens de diverses traditions culturelles nous avons souvent beaucoup de mal à nous comprendre.. C'est très intéressant d'avoir un "colloque sur la diversité culturelle de l'Eglise", et j'espère que les échanges seront riches

http://www.temoins.com/article.php?rubrique=actualite2&am...

 

Des croyances et des coutumes différentes 

Apprendre la culture de l'autre consiste à se dé-centrer  de son propre modèle, les segments chrétiens (terme de sociologues) sont souvent très "homogènes" dans la pensée, les coutumes et les croyances, -

et cela se décline aussi bien par culture (nord américaine, anglaise, allemande, française, italienne, irakienne, sud américaine, chinoise, ivoirienne, congolaise) - que par dénomination (pentecotiste,baptiste, libriste,lutherien,réformé,darbyste) ou la communion (catholique, orthodoxe..)

 

- que par orientation théologique (fondamentaliste, conservateur,centriste,moderniste)

Une transmission du 19eme siècle ou du 16eme siècle?

Le tout sur un axe de croyance qui, pour privilégier la cohérence de l'organisation privilégie soit

 

La transmission

 

 :- Soit la "transmission" la fidélité aux "valeurs et mode de pensées reçues une fois pour toutes".. C'est à dire dans la couche culturelle la plus récente des valeurs du 19eme siècle, nés dans un temps de faiblesse théologique de l'Eglise..La théologie du 19eme siècle est essentiellement sentimentale et moralisante, centrée sur la "direction de conscience" et il est difficile d'en sortir, Schleiermacher a proposé dans ce cadre une pensée différente plus centrée sur "l'appartenance par l'émotion religieuse" 

La communion

  - Soit la "communion" c'est à dire l'adhésion , la communauté, le projet, l'avenir, le devenir et les nouveaux défis.. Le partage de l'évangile  n'est il pas la "nouvelle frontière ?"

 

L'interrogation d'Erasme au 16eme siècle

  L'expérience, comme le disait Erasme quand il s'insurgeait contre la théologie spéculative de son temps "Qu'est ce donc que le bonheur des saints", le 16ème siècle en tant que siècle d'émergence du sujet. La notion d'expérience comme source de validité des croyances y est fondamentale.

La théologie spéculative s'épuisait et pour S Robert un peu partout cette notion apparaissait " La prédication de l'Eglise et la participation aux sacrements ne suffit plus à assurer la foi et la progression des fidèles"..

Le dialogue Luther /Erasme

 

 Ce qui a amené d'autres à rechercher d'autres voies Erasme comme Luther disaient "La piété n'est pas réservée aux moines", dans leurs conception de la décision et de la liberté, Luther voit l'homme comme "bloqué" écartelé comme un homme incapable de bouger entre les tentations, ce qui est bien ou ce qui est mal, et Erasme le voit comme capable de choisir.. De choisir la vie afin de vivre.. 

  Deux valeurs essentielles au 16eme siècle  :

- le Libre Arbitre, dans cette théologie ce n'est qu'à cause de sa liberté que l'homme a de la valeur aux yeux de Dieu.. (de sa capacité de vouloir le meilleur comme le pire)-

C'est dans cette liberté, de l'endroit ou il est que Dieu se manifeste, en Jésus Christ , les conceptions chrétiennes disent que Dieu est venu chercher l'homme "ou il était" sous forme d'homme..

Le Christ -dans cette conception - ne s'est pas manifesté sous forme d'un super-prédicateur prêchant l'American Way of Life, cette conception du christianisme est "incarnationnelle"..Mais sous la forme d'un charpentier , ou d'un rabbin avec ses compagnons..

Ce qui permet de trouver de nouvelles solutions (entrer en contact avec les romains par exemple, les accepter , accepter la discussion avec eux et de les amener à la liberté, aux choix, pour choisir il faut d'abord être libre, sinon le choix n'a pas de valeur).

Liberté choix et responsabilité 

Liberté, choix, bons et mauvais, mais aussi responsabilité   Ce qui revient à dire que la frontière pourrait être "intérieure", les romains, les grecs ?

L'application faite sans hésitation d'inclure le centurion Cornelius  (Actes 10-11), la décision ferme prise par l'Apotre Pierre (qui a ses hauts et ses bas et n'apparait jamais comme "radicalement autoritaire") et son acharnement montre déjà qu'à l'époque il n'était pas évident d'admettre que les romains aient part au Royaume de Dieu..Comment appréhender nos "grecs et nos romains" ?

Les premières paroles de Jésus n'étaient elles pas adressées aussi aux exclus du système religieux de son temps (les lépreux, les romains, les grecs, les femmes) ? 

 

 

15.07.2006

Le Péché du Racisme

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Le péché du racisme: Appel à l'engagement

Lettre pastorale de la Chambre des évêques de l'Église épiscopale Mars 2006

 

Lundi 27 Mars 2006 [Episcopal News Service] 

Nous, évêques de l'Église épiscopale, avons reconnu la réalité
douloureuse des conséquences du racisme dans la lettre pastorale de 1994 intitulée « Le péché du racisme ». Nous avons dans cette lettre déclaré que « le racisme a pour essence les préjugés associés au pouvoir ». Il trouve sa racine dans le péché d'orgueil et d'exclusivité qui suppose « que moi-même et les gens comme moi sommes supérieurs aux autres et méritons par conséquent des privilèges spéciaux ».

Nous publions la présente lettre pastorale au sujet du péché omniprésent qui continue d’empoisonner notre vie en commun dans l'église et dans notre culture. Nous reconnaissons notre participation à ce péché et nous regrettons ses effets corrosifs sur notre vie. Nous nous repentons de ce péché et nous demandons à Dieu la grâce et le pardon.

Lorsque Jésus est entré dans la synagogue lors de son premier acte public de ministère (Luc 4), il a lu un texte du prophète Isaïe. La vision proclamée est connue comme le souhait de Dieu, le royaume de paix, une société de justice et de shalom, ou la cité située sur le mont. C'est un symbole de l'intention de Dieu pour toute la création - que les êtres humains vivent dans la justice et la paix l’un envers l’autre, que les pauvres soient nourris, logés et vêtus, que les malades soient guéris, que les prisonniers soient libérés et que soit restaurée la bonne relation de tout l'ordre créé. Cette vision est notre objectif et notre vocation en tant que chrétiens.

La vérité fondamentale qui sous-tend cette vision est que nous sommes tous à l'image de Dieu. C'est dans notre diversité que nous découvrons la richesse de cette image.

Si nous jugeons qu’une classe, une race ou un sexe est meilleur qu'un autre, nous violons le souhait et l'intention de Dieu. Et lorsque nos systèmes sociaux et culturels exacerbent ou codifient ces jugements, nous faisons violence à ce que Dieu a créé.

Le racisme est un affront radical au don de Dieu, tant dans la création décrite dans la Genèse que dans la réalité de l'Incarnation. Jésus est venu parmi nous pour mettre fin à ce qui nous divise, comme Paul le dit si clairement dans Galates 3 : 28, « dans le Christ, il n'y a plus ni juif ni grec, il n'y a plus ni esclave ni homme libre, il n'y a plus ni homme ni femme ».

Chaque fois que les comportements individuels ou collectifs vont à l'encontre de la vision de Dieu, nous promettons de répondre d'une manière qui servira à guérir : « Vous battrez-vous pour la justice et la paix pour tous les peuples et respecterez-vous la dignité de chaque être humain ? Je le ferai avec l'aide de Dieu » (Livre de la prière commune ). Dieu nous a créé avec une peau de nombreuses couleurs différentes, Dieu nous a créé en milliers de tribus et de langues et aucune n'est plus à l'image de Dieu que l'autre. C'est notre comportement qui apporte la preuve que nous sommes à l'image de Dieu et non la couleur de notre peau.

À la suite des cyclones de 2005, le monde a été témoin du mal du racisme et du classisme institutionnalisés aux États-Unis. Les pauvres et les gens de couleur ont souvent été servis les derniers - voire pas du tout - tandis que les résidents riches et privilégiés disposaient de plus de ressources pour échapper au danger immédiat des cyclones et commencer le processus de reconstruction. Nous sommes tous couverts de honte par le péché du racisme face à la réalité de l'inégalité en matière de logement, d'emploi, d'éducation, de soins de santé et d'intervention en cas de catastrophe.

Les membres de la Chambre des Évêques réunis à Hendersonville en Caroline du Nord le 21 mars 2006, en cette Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, nous engageons en tant qu'évêques à discerner et à confesser nos propres préjugés et notre propre complicité au péché omniprésent du racisme, à l'affronter et à nous racheter de manière intentionnelle chaque fois que notre Chambre se rassemble. Nous demandons à l'Esprit Saint d'habiliter la Chambre à vivre pleinement cet engagement et nous invitons les membres de notre Église à s'engager avec nous dans les actions suivantes au plan personnel, des entreprises et mondial. Avec l'aide de Dieu, nous allons :

  • renouveler notre engagement envers la lettre pastorale de 1994 intitulée « Le péché du racisme », prendre à notre compte de dénoncer, démanteler et régler les situations d'injustice fondées sur le racisme ;
  • demander pardon pour notre manque de charité et de prise de conscience des situations qui dégradent l'image de Dieu chez notre prochain ;
    nous racheter pour notre position et nos avantages non mérités par suite de situations injustes tant présentes que passées ;

  • habiliter tous les membres de la famille humaine de Dieu pour qu'ils puissent vivre dans la plénitude de ce qu’est l'intention de Dieu ;

  • encourager l'église dans son ensemble à continuer et étendre son travail d'éducation, de formation spirituelle et anti-raciste, pour que tous puissent découvrir les richesses de la création diverse de Dieu, tout particulièrement dans ceux qui diffèrent de nous ;

  • plaider pour la mise en œuvre des Objectifs de développement pour le Millénaire par la Société missionnaire locale et étrangère, nos diocèses respectifs, les paroisses qui les composent et nos gouvernements, ainsi que nos propres foyers, pour que le souhait de Dieu devienne de plus en plus évident pour toute l'humanité ;

  • recruter des gens de toute race et origine ethnique et leur donner le pouvoir en tant que leaders de notre église et en tant que membres de tous les conseils, agences, commissions et comités ;
    affecter des ressources équitables à toutes les races et origines nationales en matière de financement de l'éducation théologique pour tous les ministères, laïcs et ordonnés ;

  • plaider pour une poursuite de la réponse à l'héritage plein de péchés de l'esclavage ; dénoncer les situations de racisme et de classisme environnementaux qui empoisonnent et menacent les plus pauvres parmi nous et demander justice pour ces communautés ; et

  • plaider pour le traitement compatissant de l'étranger parmi nous et exiger des politiques d'immigration justes.

Nous étant engagés l'un envers l'autre en convenant d'éliminer le péché du racisme au niveau personnel et des entreprises de manière très spécifique, nous, les évêques de l'Église épiscopale, invitons tous les membres de notre Église à se joindre à cette mission de justice, de réconciliation et d'unité. C'est là l'expression de notre engagement envers le pacte fondamental dont nous sommes convenus au moment de notre baptême.

Que Dieu nous donne la volonté de faire ce travail de réconciliation, et le pouvoir et la grâce de l'accomplir.

Nous demandons que cette lettre pastorale soit lue dans toutes les églises dès que possible.

 

 

http://ecusa.anglican.org/3577_73160_ENG_HTM.htm 

25.06.2006

La Guérison Intérieure (Georges Hobson)

GUERISON INTERIEURE
Forum Français de la Cathédrale Américaine, le 5/11/05
George et Victoria Hobson
Le Dr. George Hobson est "Canon Theologian" de l'Eglise Episcopale, à l'origine des ministères francophones de la Cathédrale de la Sainte Trinité (Paris). (avec permission du Dr George Hobson)

Esquisse très élémentaire de la guérison intérieure, sans aborder des procédures ou des manières de faire.

Une définition simple de la guérison intérieure: l’action de Dieu en Jésus Christ—action à la fois puissante et tendre, opérée par le Saint Esprit à travers sa Parole, les sacrements, et la prière—pour guérir nos blessures psychiques générées par le péché des autres contre nous et aussi par des accidents et des événements d’histoire qui nous sont tombés dessus, comme les guerres ou les catastrophes naturelles. Ces blessures peuvent remonter jusqu’à la plus petite enfance, voire jusqu’au sein de la mère ; et parfois il y a même des blessures et des déformations qui sont transmises à travers les générations.

Souvent la guérison est accompagnée d’un repentir par rapport à notre propre réaction mauvaise au péché d’un autre--amertume, par exemple, ou haine, peur, honte, auto-justification, rejet de soi—les cas de figure sont innombrables.

La guérison intérieure s’inscrit dans un cadre très large, celui de la rédemption du monde par Dieu en Jésus Christ (voir Isaie 53 : 4-6 et I Pierre 2 :22-24); et plus précisément, elle s’inscrit dans le travail pastoral de l’Eglise, lequel englobe les divers soins pastoraux que l’Eglise est en mesure d’assurer. La guérison intérieure est un aspect de ce travail pastoral, visant, comme d’autres aspects tels les sacrements, l’enseignement de la Parole de Dieu, et l’accompagnement spirituel, notre sanctification progressive, la réintégration en Christ de tout notre être (voir I Thessaloniciens 5 :23).

Jésus veut pour nous la vie abondante, comme il le dit en Jean 10:10—mais l’Eglise a souvent ignoré cette vérité et n’a pas toujours su nous faire bénéficier des provisions immenses et bien concrètes que Jésus nous a procurées déjà ici-bas dans cette vie par sa passion. Dieu soit béni, la guérison intérieure, appelée autrefois “cure d’âme”, revient avec force depuis une cinquantaine d’années et connaît un véritable renouveau dans les églises.

Le fondement de toute guérison intérieure réelle et profonde est la guérison spirituelle, la guérison de notre relation à Dieu : la rédemption, le pardon de notre péché, la justification, le passage de l’aliénation à la réconciliation, le salut.

Romains 3 :9b-26 ; cp. Ps. 103 :1-14, accompli pleinement en Jésus Christ.

La guérison spirituelle rétablit la dimension verticale de notre existence, nous déplie, nous redresse, mettant sur le mode positif notre relation à Dieu, qui jusqu’alors était dans le mode négatif où nous niions son existence ou lui étions indifférents.

Nous retrouvons notre vraie identité d’enfants de Dieu. Nous sommes nés, dans ce monde détourné par le mal, créatures de Dieu, quoique nous refusions souvent de le reconnaître ou d’y croire. Le Christ nous dit qu’il faut naître de nouveau pour réintégrer notre famille primordiale et devenir enfants de Dieu, fils et filles du Père (Jean 1 :12 ; 3 :3).

Découvrant la grâce de Dieu en Jésus Christ, nous découvrons la réalité de ce que la Bible nomme « péché », ainsi que le pardon et l’authentique dignité humaine. Nous recevons la certitude d’être voulus sur cette terre, d’être aimés (Jean 3 :16 ; Ephésiens 1 :4). Nous sommes libérés de cet isolement existentiel qui est consécutive à notre rébellion et qui, dans le monde moderne, prend la forme d’autonomie, d’auto-suffisance, et d’anomie, ainsi que de quête sans relâche de justification, de pouvoir, de performance, et de distractions, afin de pouvoir faire face au non-sens de la vie. Le chrétien, grâce à Dieu, entre dans la communion avec Dieu et puis avec ses semblables et la création tout entière. A la place de la fuite en avant il va vers la lumière ; au lieu de se cacher et de porter des masques, il s’ouvre à l’amour et s’accepte tel qu’il est parce qu’il sait désormais par la foi que Dieu l’accepte et l’aime. Nous n’avons plus besoin ni de nous dérober ni de chercher à nous justifier nous-mêmes. Notre identité n’est plus une auto-construction mais un don de Dieu enraciné en lui.

La communion avec le Dieu Trinitaire rend possible la communion avec autrui. Nous ne sommes plus seuls, nous sommes intégrés au Corps de Christ, l’Eglise. Une vie de communion fraternelle, une vie d’Eglise devient normative. Désormais la guérison de nos relations personnelles—la dimension horizontale—devient possible et essentielle. Une orientation vers le service des autres remplace peu à peu l’auto-centricité de l’homme sans Dieu. Le fait de nous incliner devant les quatre premiers commandements du Décalogue nous ouvre à la possibilité d’une obéissance en profondeur aux six autres, à commencer par le commandement d’honorer père et mère.

Ce mouvement spirituel et moral nous éclaire également sur la structure des épîtres de St. Paul, où il s’agit toujours de la réconciliation avec Dieu et ensuite de celle avec les autres, dans l’amour, la vérité, et l’humilité (voir Ephésiens 1 :3-5 ; 2 :1-9 ; 4 :1-6, 29-32 ; Colossiens 3 :12-15).

La guérison intérieure s’inscrit dans ce schéma de relations verticale et horizontales. La guérison du corps y est également impliquée, dans la mesure notamment où le psychisme meurtri peut bloquer ou déformer le fonctionnement normal du corps : toute la médecine psychosomatique l’atteste.

Sur cette base—notre justification en Christ, notre découverte de Dieu notre Père qui nous aime, et notre identité nouvelle—cette « création nouvelle » que nous sommes—de fils et de filles de Dieu, morts et ressuscités avec Jésus, le Fils Eternel—sur cette base posons maintenant quelques éléments plus précis en cherchant à appliquer ces certitudes de la foi à la guérison intérieure.

1) Un nouveau « regard » à partir de notre nouvelle identité. Vis-à-vis de toutes choses, nous nous positionnons différemment (Romains 6 :6-12). Le vieil homme—le principe de péché en nous, centré sur notre égo, notre « soi »--a été mis à mort à la croix par le Christ, qui l’a pris sur lui, et puis, mourant, l’a emporté en lui-même dans la mort. Puis, ressuscité par le Père, il nous ressuscite avec lui, en lui, nous qui nous identifions à lui par la foi—et désormais c’est le Christ qui est au centre de notre vie et non pas le vieil homme. Le baptême signifie tout cela sacramentellement : nous ne sommes plus seuls, repliés sur nous-mêmes, nous sommes membres du Corps de Christ. Vis-à-vis de tel péché ou de telle blessure, nous sommes appelés à nous considérer sous l’angle de cette vérité-là.

2) Le pardon : demandé et donné. C’est commencer à porter notre croix, à l’image de Jésus. Ces actes de pardon nous délient des relations négatives aux autres et restaurent nos relations. C’est par la volonté que nous agissons ainsi, en obéissance au commandement de Jésus et sur la base du pardon que Dieu nous accorde en Christ. Nos pardons donnés et demandés doivent être précis et concrets.

3) Les fausses images de Dieu et de nous-mêmes, emmagasinées au cours des années en fonction de nos relations à autrui, en particulier à notre père et à notre mère. On se débarrasse, par exemple, de l’image d’un Dieu fouettard ou absent ou indifférent à la souffrance, ou de l’image de nous-mêmes comme, par exemple, fondamentalement une victime, rejeté, pas aimable, sans valeur. Dieu nous a créés et voulus depuis avant la fondation du monde (Ephésiens 1 :4), il nous a sauvés en Christ (qui est devenu volontairement victime à notre place), donc nous n’avons plus à demeurer dans ces fausses images intérieures vis-à-vis de Dieu et de nous-mêmes, qui engendrent toutes sortes d’attitudes erronées et pécheresses, telle la pitié de soi, le ressentiment, le mépris de l’autre, la jalousie, la convoitise, la haine, la vengeance, la violence, le rejet de soi et de l’autre, la justification de soi, etc., lesquelles attitudes bloquent la guérison intérieure et l’intégration de notre être et tordent nos relations aux autres. Nous refusons toute cette négativité et la remplaçons par le positif sur Dieu tel qu’il s’est révélé en Jésus, et sur nous tels que nous sommes en Christ. Il y a prise de conscience au cours du temps, apportée par la Parole de Dieu, de ce qu’il en est par rapport à toutes ces choses, et puis il y a prière précise, ciblée, pour quitter le faux et entrer dans le vrai.

4) Faux liens, liens d’âme malsains avec d’autres personnes. Cela vient de la recherche d’amour, de pouvoir, d’approbation, d’affirmation, de sécurité, en fonction, par exemple, de la peur, du manque affectif remontant à l’enfance, de l’abus sexuel, d’un désir de plaire pour éviter toute critique, ou de se valoriser par une performance brillante, etc. Ces faux liens sont des emprises. Mais nous savons que c’est Dieu qui nous justifie, qui nous approuve, nous affirme. C’est lui qui comble nos manques affectifs (toutes proportions gardées, bien sûr, car il ne remplace pas nos lacunes humaines—mais il guérit, console, et renouvelle). Ce n’est plus notre performance, notre « mérite », qui nous valorise, c’est sa grâce. Dans la prière nous pouvons être affranchis de des liens affectifs malsains par la puissance de l’Esprit Saint.

5) La guérison des souvenirs, ou plutôt des expériences blessantes dont le souvenir nous fait mal ou que nous avons refoulées, tellement elles sont insupportables. Il nous arrive souvent, sans savoir ce que nous faisons, de faire des transferts sur d’autres personnes de toute l’émotion négative enfouie dans ces expériences passées. Par la prière nous demandons à Jésus, qui a porté nos souffrances à la croix (Isaie 53 :4-6), d’entrer dans la scène du souvenir et de la guérir par sa présence bienfaisante et libératrice.

6) L’acceptation de soi-même. La guérison avançant, on ne se rejette plus, on ne s’enfle plus ; ni la honte ni l’orgueil n’a plus de prise sur nous. Dans le fond, nous nous reposons de nos œuvres visant à nous mettre en valeur, à justifier notre existence (Matthieu 11 :28 ; Jean 8 :31, 34-36).
Nous n’avons plus besoin de paraître. Dieu nous console de nos souffrances, il panse nos plaies, il enlève les carapaces que nous avons construites pour nous protéger. Il devient lui-même notre forteresse. Aujourd’hui, livrés à eux-mêmes dans un monde rebelle à la grâce de Dieu en Christ, l’homme et la femme cherchent à tous moments à justifier leur existence, souvent par la domination des autres d’une façon ou d’une autre, et sont stressés au possible par la compétition, la concurrence, la poursuite du succès comme le monde l’entend. Jésus nous libère de cette pression asservissante—et pareille libération constitue une guérison profonde !—et nous donne de découvrir et de vivre joyeusement les dons et les désirs profonds et bons que lui, notre Créateur, a mis en nous—et, ce faisant, de nous épanouir.

7) Se sachant aimés par Dieu, acceptés tels que nous sommes, nous pouvons reconnaître que nous n’avons pas toujours raison, que notre égoisme et nos blessures ont passablement déformé notre comportement, que notre perspective sur nous-mêmes et sur les autres n’est pas toujours forcément la bonne ou la plus juste, que nous avons besoin d’être corrigés par notre Père divine, d’être transformés, afin d’être rendu conformes à l’Image de Dieu qui est Jésus (voir Colossiens 3 :9-10 ; Romains 12 :1-2).
Nous pouvons nous permettre d’être vulnérables. Cette transformation graduelle, œuvre de toute une vie, s’appelle la sanctification et comporte une guérison intérieure progressive, opérée par le Saint Esprit au travers de nos relations et à la lumière de la Parole de Dieu, et effectuée par la prière. C’est l’oeuvre de Dieu, une œuvre de grâce rendue effective par notre foi. Nous devenons hommes et femmes plus vrais, plus honnêtes avec nous-mêmes et avec les autres, et de plus en plus libres de l’emprise assujettissante du monde.
Ce n’est pas facile, cela demande persévérance et humilité ; mais la récompense est énorme : Dieu nous fait croître en sagesse, en simplicité, en joie, en espérance; il nous donne de l’humour envers nous-mêmes, une plus grande tolérance, une plus grande souplesse, car nous apprécions de plus en plus combien en nous-mêmes nous sommes indignes et en revanche combien, en lui, nous sommes dignes ; et avec tout cela il nous accorde une certaine autorité spirituelle, une certaine gravité, pour avoir été à son école. Nous devenons authentiques disciples de Jésus, amis de Dieu, serviteurs de Dieu et des autres, vivant dans l’espérance de la Vie Eternelle. Que demander de plus ?

29.01.2006

Le Dogmatisme et la Foi

medium_blind_faith.good.jpgLe dogmatisme et la foi n'ont rien à voir l'un avec l'autre!

L'un est comme la pierre, l'autre comme la terre.

Le premier refuse toute possibilité de doute, la seconde s'y débat fréquemment.

L'un est fragile et craque sous la pression, l'autre est souple, malléable et se laisse instruire.

Le dogmatisme se tient sur la défensive, stéréotypé et statique. La foi se tient en repos, jamais suffisante ou opportuniste.

Le premier fonctionne en vase clos. La seconde est ouverte au raisonnement.

L'un est un tunnel. L'autre, le sommet d'une montagne.

Le premier génère l'orgueil. La seconde un émerveillement habité d'un grand respect.

Le dogmatisme insiste sur des points particuliers, la foi ne connaît que le Christ.

Le dogmatisme génère le fanatisme, la foi stimule la compréhension.

Dr Richard Halverson, pasteur aumonier du Sénat des Etats Unis(1978)

23.01.2006

Divorce Spirituel (Debbie Ford)

Divorce Spirituel (Debbie Ford) extrait de "Spiritual Divorce"

Un divorce spirituel est celui dans lequel nous utilisons notre divorce pour améliorer nos vies et notre expériences et qui devient un gain plutôt qu’une perte.

Un divorce spirituel nous remet en présence de notre meilleur nous-même et guérit la déchirure entre notre moi et notre âme.

Quand nous utilisons nos divorces pour guérir nos blessures, nous avons vraiment une expérience de libérations.. Plutôt que de restés englués dans la douleurs de nos cœurs brisés, un divorce spirituel nous amène à nous reconnecter aux meilleurs aspects de notre être.

Et c’est là, en présence de notre être le plus élevé, que nous pouvons reprendre notre capacité, notre joie et notre liberté sans limites de recréer nos vies..

Si vous traversez une période de divorce maintenant, ceci peut vous sembler une tâche impossible. Vous pouvez être en train de vivre la pire expérience de votre vie et ne même pas considérer que votre divorce puisse se tourner en quelque chose de positif. Ou vous pouvez être soulagé que tout ceci soit enfin terminé..

La douleur du divorce brise nos défenses en nous laissant dans une situation de vulnérabilité totale. Et c’est seulement dans cet endroit de vulnérabilité totale que nous devenons assez calmes pour expérimenter la réalité de la paix et de la satisfaction.


1) La loi de l'acceptation : La première et peut être la plus importante des lois spirituelles est que chaque chose est comme elle devrait être. Rien n'arrive par accident et il n'ya pas de coïncidences. Nous sommes toujours en train d'évoluer, que nous en soyons conscients ou nons. Et nos vies sont prévues pour que nous puissions obtenrir exactement ce dont nous avons besoin pour soutenir cette évolution unique.

2) La loi du Lacher-prise : Quand nous cessons de résister et nous nous acceptons la situation exactement comme elle est , les choses commencent à changer? La résistance est la culpabilité numéro un qui nous refuse le droit de guérir. Nous résistons à la peur, si nous nous rendons, si nous lâchons prise, nos vies vont échapper à notre contrôle ou nous nous serons placés en face de circonstances que nous ne pourrons dominer? Quand nous voulons examiner notre situation et admettre que nous ne savons comment la changer, alors nous sommes prêts à obtenir l'aide dont nous avons besoin.

3) La loi de la Divine Providence : Dieu fera pour vous ce que vous ne pouvez faire pour vous-mêmes. Quand on quitte sa propre voie et que l'on laisse tomber ses défenses, on devient humble. L'humilité est la porte d'entrées par où le divin peut marcher dans nos vies. Sans humilité, on croit que l'on peut tout faire soi-même. Sans humilité, notre faux sens de la fierté, ou de l'ego ; nous interdit de voir la situation toute entière avec des yeux clairvoyants.

Nos egos restent coupables jusqu'à ce que nous allions au delà de nos croyances justes et droites, que nous sommes des êtres indépendants et séparés.. Aussi longtemps que ce mythe est intact, nous fermons la porte à une sagesse plus élevée.

4) La Loi de la Responsabilité :

Avec la divine providence, nous pouvons examiner comment nous avons participé et co-créé l’histoire de notre divorce. Nous pouvons accepter notre part de responsabilité et faire la paix avec notre passé. Nous pouvons voir comment nous avons choisi le meilleur partenaire pour nous enseigner des leçons parfaites. Une fois que nous avons demandé à Dieu de venir dans nos vies et de nous guider; nous commençons à guérir.

5) La loi du Choix :

En ayant accepté nos responsabilités , nous pouvons choisir de nouvelles interprétations qui nous donnent de la puissance.

Nous devenons responsables et concepteurs de notre nouvelle réalité. Nos pouvons nous séparer de notre partenaire et couper les liens de l'existence, en acceptant les aspects de nous-mêmes que nous avons projeté sur notre partenaire. Nous pouvons distinguer ce que nos stratégies d'échecs ont été et apprendre comment agir et réagir dans des situations difficiles.

6) La loi du pardon : Après avoir coupé le lien du destin, nous serons capable de demander à Dieu de nous pardonner.

Demander le pardon nous autorise à abandonner nos propres jugements et croyances et ce qui est juste et ce qui est mauvais; et retrouver la compassion.
La Compassion se déploie quand nous sommes en présence de la perfection de l'Univers, quand nous pouvons l'expérimenter en l'autre. Elle vient avec la compréhension des difficultés et des ambiguïtés d'être un être humain. La Compassion est la grâce de Dieu pour ceux qui la demandent. Une fois que nous avons reçu la Compassion pour nous même, nous serons capable de trouver la compassion et le pardon pour notre partenaire.

7) La Loi de la Création :

La liberté du pardon, nous ouvre les portes de nouvelles réalités? Le pardon brise les cordes qui nous laissent attachés au passé. Il nous autorise à faire l'expérience d'un coeur renouvelé, remplit d'amour et d'intérêt pour la vie? C'est le moment de créer un nouveau futur, enraciné dans notre vérité divine.

Le libre choix nous rend capable de choisir la directions dans laquelle nous allons emmener nos vies.

Choisir un divorce spirituel, c'est choisir d'utiliser votre divorce pour vous guérir..

Vous pouvez choisir de travailler dur pour guérir vous même au niveau le plus profond, ou vous pouvez choisir d'être une victime de la vie et des problèmes des autres gens.
En d'autres mot vous pouvez choisir d'utiliser votre divorce, ou vous pouvez laisser votre divorce vous utiliser. Jusqu'à ce que vous cherchiez à trouver et à accepter le cadeau qui existe dans chaque situation , il continuera a vous utiliser.. Il vous gardera prisonnier, et vous le porterez comme une blessure ouverte ou que vous alliez..

 

Source http://www.iloveulove.com/spirituality/spiritualdivorcelaws.htm

L'approche luthérienne

"A cause du péché humain et des fractures, il existe des cas ou la relation matrimoniale doit être dissoute". (Lutheran Book of Worship Occasionnal Services)

"Une des taches de l'église est de reconnaitre cette réalité ; une famille sur deux à affaire aux conséquences de la séparation et du divorce. Comment l'église peut elle soutenir, nourrir les familles en transition ?" (Evangelical Lutheran Church)

Les solutions à un mariage en échecc consistent à se focaliser sur la relation personnelle des époux avec Dieu, même quand leur propre relation matrimoniale est terminée.


("Au travers de ce service, écrit Molddrem, l'église peut adresser une claire parole, des bénédictions de Dieu, aux chrétiens divorcés qui le souhaitent..)


Approche Méthodiste

L'Eglise Méthodiste (UMC) célèbre le pouvoir de l'Esprit Saint, d'apporter la guérison et une vie nouvelle.
De manière très concrète elle affirme qu'aucun d'entre nous n'est sans regret ni péché, mais que nous avons le pouvoir de de débarasser nos vies de ces fardeaux..


position officielle"Quand un couple marié est devenu étranger au delà de toute réconciliation, même après des conseils et un accompagnement avisés, le divorce est une regrettable solution au milieu de toutes les brisures"

(Book of Discipline of The United Methodist Church)

Les églises sont encouragées à offrir des soins pastoraux et des médiations pour résoudre les problèmes douloureux qui se posent entre les époux qui se séparent et les rituels de séparation sont vus par quelques pasteurs comme étant une part de leur mandat..

 

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