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20.01.2007

Appréhender la dimension multiculturelle de l'église

 

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Le multiculturalisme, un risque ou une nouvelle chance ? Et la frontière intérieure..

 

Je constate quand même qu'entre chrétiens de diverses traditions culturelles nous avons souvent beaucoup de mal à nous comprendre.. C'est très intéressant d'avoir un "colloque sur la diversité culturelle de l'Eglise", et j'espère que les échanges seront riches

http://www.temoins.com/article.php?rubrique=actualite2&am...

 

Des croyances et des coutumes différentes 

Apprendre la culture de l'autre consiste à se dé-centrer  de son propre modèle, les segments chrétiens (terme de sociologues) sont souvent très "homogènes" dans la pensée, les coutumes et les croyances, -

et cela se décline aussi bien par culture (nord américaine, anglaise, allemande, française, italienne, irakienne, sud américaine, chinoise, ivoirienne, congolaise) - que par dénomination (pentecotiste,baptiste, libriste,lutherien,réformé,darbyste) ou la communion (catholique, orthodoxe..)

 

- que par orientation théologique (fondamentaliste, conservateur,centriste,moderniste)

Une transmission du 19eme siècle ou du 16eme siècle?

Le tout sur un axe de croyance qui, pour privilégier la cohérence de l'organisation privilégie soit

 

La transmission

 

 :- Soit la "transmission" la fidélité aux "valeurs et mode de pensées reçues une fois pour toutes".. C'est à dire dans la couche culturelle la plus récente des valeurs du 19eme siècle, nés dans un temps de faiblesse théologique de l'Eglise..La théologie du 19eme siècle est essentiellement sentimentale et moralisante, centrée sur la "direction de conscience" et il est difficile d'en sortir, Schleiermacher a proposé dans ce cadre une pensée différente plus centrée sur "l'appartenance par l'émotion religieuse" 

La communion

  - Soit la "communion" c'est à dire l'adhésion , la communauté, le projet, l'avenir, le devenir et les nouveaux défis.. Le partage de l'évangile  n'est il pas la "nouvelle frontière ?"

 

L'interrogation d'Erasme au 16eme siècle

  L'expérience, comme le disait Erasme quand il s'insurgeait contre la théologie spéculative de son temps "Qu'est ce donc que le bonheur des saints", le 16ème siècle en tant que siècle d'émergence du sujet. La notion d'expérience comme source de validité des croyances y est fondamentale.

La théologie spéculative s'épuisait et pour S Robert un peu partout cette notion apparaissait " La prédication de l'Eglise et la participation aux sacrements ne suffit plus à assurer la foi et la progression des fidèles"..

Le dialogue Luther /Erasme

 

 Ce qui a amené d'autres à rechercher d'autres voies Erasme comme Luther disaient "La piété n'est pas réservée aux moines", dans leurs conception de la décision et de la liberté, Luther voit l'homme comme "bloqué" écartelé comme un homme incapable de bouger entre les tentations, ce qui est bien ou ce qui est mal, et Erasme le voit comme capable de choisir.. De choisir la vie afin de vivre.. 

  Deux valeurs essentielles au 16eme siècle  :

- le Libre Arbitre, dans cette théologie ce n'est qu'à cause de sa liberté que l'homme a de la valeur aux yeux de Dieu.. (de sa capacité de vouloir le meilleur comme le pire)-

C'est dans cette liberté, de l'endroit ou il est que Dieu se manifeste, en Jésus Christ , les conceptions chrétiennes disent que Dieu est venu chercher l'homme "ou il était" sous forme d'homme..

Le Christ -dans cette conception - ne s'est pas manifesté sous forme d'un super-prédicateur prêchant l'American Way of Life, cette conception du christianisme est "incarnationnelle"..Mais sous la forme d'un charpentier , ou d'un rabbin avec ses compagnons..

Ce qui permet de trouver de nouvelles solutions (entrer en contact avec les romains par exemple, les accepter , accepter la discussion avec eux et de les amener à la liberté, aux choix, pour choisir il faut d'abord être libre, sinon le choix n'a pas de valeur).

Liberté choix et responsabilité 

Liberté, choix, bons et mauvais, mais aussi responsabilité   Ce qui revient à dire que la frontière pourrait être "intérieure", les romains, les grecs ?

L'application faite sans hésitation d'inclure le centurion Cornelius  (Actes 10-11), la décision ferme prise par l'Apotre Pierre (qui a ses hauts et ses bas et n'apparait jamais comme "radicalement autoritaire") et son acharnement montre déjà qu'à l'époque il n'était pas évident d'admettre que les romains aient part au Royaume de Dieu..Comment appréhender nos "grecs et nos romains" ?

Les premières paroles de Jésus n'étaient elles pas adressées aussi aux exclus du système religieux de son temps (les lépreux, les romains, les grecs, les femmes) ? 

 

 

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