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16.02.2006

L'Evêque Palestinien demande du Soutien





L’Evêque Palestinien demande du soutien et de la compréhension aux chrétiens occidentaux .(2003)


« Essayez d’apprendre de Nous»


MICHAEL MCATEER

Jerusalem Est


Trois autocars de tourisme stationnent à vide devant l’hôtel Novotel, en attendant que les pèlerins s’asseyent pour participer à la prochaine étape de leur pèlerinage en Terre Sainte.
Si ce parcours est comme les autres, les pèlerins seront déplacés de lieu saint en lieu saint dans un confort d’air conditionné. Encadrés par des guides professionnels, on les découragera de s’écarter des chemins bien balisés des circuits de pèlerinage.


Or comme le précise Riah Abu El-Assal, le 13ème évêque Anglican de Jérusalem :


« Ils n’auront pas le temps de s’associer à un service religieux avec les communautés Chrétiennes Locales, ils n’auront pas le temps de parler aux Chrétiens et pas le temps de se tenir à leurs cotés »

Bien que l’église Anglicane ne soit établie en Terre Sainte que depuis le milieu du 19ème siècle, les Chrétiens Arabes mentionnent fièrement leurs origines en les faisant remonter à la première Pentecôte. Mais leur nombre diminue avec les années. On estime qu’il y a un million de d’Arabes Chrétiens Palestiniens dans le monde avec seulement 165 000 à 170 000 qui vivent dans le lieu de naissance de leur foi.


Les Leaders chrétiens comme l’évêque Riah craignent que si le déclin continue, les Arabes Chrétiens disparaîtront de la Terre Sainte et « la terre où notre foi est née et a survécu pendant 2 000 ans sera bientôt vide de chrétiens autochtones et la foi vivante ne sera plus représentée que par des pierres mortes et leurs visiteurs»


Après plus d’un siècle d’évêques non arabes, l’évêques Riah et le troisième évêque Arabe d’un diocèse qui s’étend sur 5 pays, Liban, Syrie , Jordanie, Palestine et Israël. C’est un homme passionné, un défenseur des Palestiniens et de leurs droits civiques et humains. Il croit que son église est appelée à rechercher des solutions à cette boucherie qu’est le conflit actuel et à construire les ponts de la réconciliation.


Au cours de l’interview donnée à son bureau de la Cathédrale St George, l’évêque Riah a déploré l’indifférence de la plupart des Chrétiens occidentaux à la plainte des Palestiniens sous l’occupation Israélienne de la Bande Ouest et de Gaza.
« Nous pouvons difficilement nous déplacer pour visiter les institutions de Naplouse, Gaza, Ramallah, Bethlehem à cause de toutes les restrictions et les humiliations à tous les checkpoint » dit il.

Il se rappelle de l’histoire du Bon Samaritain qui est venu en aide à un homme laissé à moitié mort sur le route entre Jérusalem et Jéricho.
« Dépouillé de tout, de sa terre natale, ses possessions, sa maison, ses arbres et, dans quelques cas, des membres de sa famille, il a été laissé pour mort et les passants l’ont ignoré »

Mais l’évêque Riah refuse d’abandonner l’espoir. « Les gens à l’Ouest ferment les yeux sur ce qui est en train de se passer mais je ne peux perdre l’espoir », dit il, « Si nous, comme Chrétiens, perdons l’espoir alors toute cette situation sera sans espoir ».

Que peuvent faire les églises ?

« La première chose à faire est de rendre les églises conscientes du fait qu’il existe des Chrétiens qui sont des Arabes Palestiniens et dont les origines datent du premier siècle », dit l’évêque.
« Essayez d’apprendre plus sur ce qui se passe et soutenez nos efforts pour aboutir à la fin de cette douleur et de cette souffrance. Et il n’existe aucun autre moyen pour mettre un fin à cette souffrance que de terminer l’occupation de la Bande Ouest et la Bande de Gaza.

Dans les dernières années, le conseil exécutif de l l’Eglise Episcopale du Canada, a voté un soutien aux Palestiniens tout en condamnant tous les actes de violence de quelque bord qu’ils viennent dans ce conflit du Moyen Orient.
Le primat Canadien, l’Archevêque Michael Peers a voyagé en Terre Sainte en 2001 avec des représentants du des autres églises du Canada pour apporte un soutien aux églises du Moyen Orient.

Il y a une preuve que les Bons Samaritains en Terre sainte étaient les églises et les organisations gouvernementales, les groupes humanitaires et toutes les indidualités : Chrétiens Juifs et Musulmans qui travaillent ensemble pour la paix au lieu de surenchérir dans l'affrontement.

L’église Anglicans soutient 34 institutions régionales, ce qui inclut des hôpitaux, des cliniques, des jardins d’enfants et des écoles, des programmes de formation professionnelle aussi bien que des instituts pour sourds, handicapés et personnes âgées.

La disparition de la présence Chrétienne en Terre Sainte entraînerait la disparition du réseau de soutien humanitaire qui aide à construire une société civile solide, déclare Craig Kippels, le représentant de la Fédération Luthérienne mondiale à Jérusalem.

« Les églises ont probablement le meilleur espoir qui reste pour trouver une paix juste dans ce conflit. Elles ont la capacité de voir la situation dans le respect des droits de l’homme et de la justice, comme celle de raconter ce qui se passe au reste du monde. Raconter cette histoire est important. »


Michael McAteer
Anglican Journal, February 2003
A mon sens, bien que la situation ait évolué dans le sens que nous connaissons, l'élection massive d'un parti politique -à la ligne dure - en Palestine ce texte conserve une certaine actualité, dans la recherche d'une solution d'une paix durable au Moyen Orient, les décisions prises par les églises Anglicanes vont aussi dans le sens du soutien des Chrétiens Palestiniens.
Ce n'est pas une guerre de religions à "deux contre une" qui est recherchée, mais une solution pacifique ou les trois chercheraient à abattre les murs qui les séparent.
L'exemple de l'Afrique du Sud , avec la commission "Vérité et Justice" a montré qu'après des dizaines d'années d'isolement, de violences il était possible de repartir pour former une société pacifiée, alors que les commentateurs les plus avisés craignaient l'explosion après la fin de l'apartheid.

 

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