24.08.2007

En Quoi suis je Ana(baptiste)/Anglican

 

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13.EN QUOI SUIS JE ANA(BAPTISTE)/ANGLICAN

Je suis beaucoup moins intéressé de savoir quand et comment vous avez été baptisés que je ne le suis dans le pourquoi et comment  vous vivez la signification de votre baptême, quelle qu'en ait été la date et quelque soit la quantité d'eau qui ait été utilisée pour le rite.

Les Anabaptistes sont sous-représentés parmi les théologiens et ont relativement peu de théologiens majeurs reconnus : ils exprimeraient plutot dans leur soin pour les pauvres, la terre, les communautés plutot que dans des arguments théoriques.

Tandis que certains  Protestants affirment que Jésus est Sauveur mais laissent Paul être Seigneur et enseignant, les Anabaptistes ont toujours interprété Paul au travers de Jésus et pas le contraire.

Les Anglicans cherchent une via media (cette phrase date d'Aristote "le meilleur moyen") une "voie moyenne". Ils cherchent à retenir a la fois ce qui était bon dans la Chrétienté Catholique Médiévale et d'inclure ce qui était bon dans les mouvements émergents de la Réforme. Pour les Anglicans ce n'est jamais 'sola' - jamais seulement un facteur. L'Ecriture est toujours en dialogue avec la Tradition, la Raison, et l'Expérience. Les Anglicans pratiquent les compromis en faisant de la place pour chacun quand l'Ecriture, la Raison, la Tradition et l'Expérience ne se déclinent pas de la même manière pour chacun.

 

Brian Mc Laren Generous Orthodoxy 

06.08.2006

Interview Du Maire de Qana

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Liban le Maire de Qana appelle à l'aide ..

 Par Mary Frances Schjonberg

Vendredi 04 Août 2006

[Episcopal News Service]

 

Salah Salamé, le maire de la ville libanaise de Qana, dans lequel un appartement a été bombardé le 31 Juillet par l'armée Israëlienne, dit qu'on a désespérément besoin d'une aide humanitaire dans cette ville et partout ailleurs au Liban.

Salamé dit que les églises doivent se mobiliser pour délivrer de l'aide, tels que les médicaments, qui ne sont plus disponibles à l'heure actuelle pour des maladies chroniques comme le diabètes et les maladies cardiaques. Il a déclaré que son frère était mort le 31 Juillet à cause du manque d'insuline. Il a aussi déclarté que 10 personnes sont mortes de causes diverses allant des attaques cardiaques dues au stress à l'absence de médicaments.
Salamé a aussi appelé les croyants à continuer à prier et à soutenir l'appel du Pape Benït XVI pour un cesser le feu immédiat.

Salamé a fait ses remarques au cours d'une interview de plus de deux heures, qu'il a donné le 3 Août à Paris à un journaliste ami de l'Evêque Episcopal Pierre  W Whalon de la Convocation des Eglises Américaines en Europe, qui a restranscrit ses impressions et a envoyé un message le 4 Août.
 
Quand Qana a été bombardée, l'Agence Reuters  a nommé cet acte "la plus mortelle des frappes aériennes de cette  guerre jusqu'à ce point".


Le maire dénie qu'Israël ait eu une seule  raison d'attaquer l'immeuble où se trouvait cet appartement. Les militaires Israëliens ont dit que des rockets visant leurs pays avait été tirées de derrière l'immeuble. La réaction internationale à ce bombardement a été telle qu'Israël a stoppé ses attaques pendant 48 heures. Salamé qui a été élu maire de Qana en 1998 et réélu en 2005, est bloqué à Paris depuis le bombardement Israëlien de l'aéroport de Beyrouth.

Il a déclaré que 57  personnes sont mortes au cours du bombardement de l'immeuble de Qana, y compris 29 enfants de quelques mois à 13 ans. Il dit que les rapports d'un hopital  de Tyr disant que 28 personnes sont mortes au cours de l'attaque sont erronées.

Cinq autres personnes sont décédées  à cause des autres bombardements , a t'il déclaré. Il y a aussi des cadavres non réclamés -dit, il - dans les banlieues de la ville qui gisent  sans sépulture et exposés aux éléments.

Salamé a déclaré que les Israëliens avaient effectivement averti de leur attaque et dit aux habitants de partir, mais en même temps ils avaient rendus inutilisables la plupart des ponts et des routes autour de la ville...

 

Seuls les plus  riches ont pu s'enfuir avant les attaquest. Il reste encore 20 000 habitants qui ne peuvent trouver refuge nulle part, et il n'existe pas de véritables abris anti-bombes. Tous les services publics sont interrompus.

 

Salamé estime le nombre actuel de réfugiés Libanais à 1,5 Millions, en se basant sur les renseignements qu'il a obtenu par téléphones. La plupart des infrastructures reconstruites depuis la guerre civiles ont été détruites à nouveau, ruinant des années d'efforts des Libanais aidé par des milliards d'aide internationale.

Le maire a déclaré que la France a montré la voie en exigeant un cesser le feu immédiat, ce qui est ce dont la population Libanaise a le plus urgent besoins.

 

Il a été très critique vis à vis du soutien Américain à Israël.
Salamé a reconnu que le Herzbollah a  initié la dernière escalade de violence, mais que la réponse d'Israël était totalement hors de proportion. Il a déclaré qu'il croyait qu'une attaque d'Israël contre le Hezbollah était planifiée et n'attendait plus qu'une provocation pour prendre effet.

La plupart des Libanais Chrétiens croient que Qana est le village de Cana , l'endroit ou est situé le premier miracle de Jésus mais quelques experts disent que Qana n'est pas vraiment une bonne localisation.

Il y existe d'anciens sites chrétiens, y compris une église qui a 1300 ands. Il y a aussi  un cimetière Romain. La cité est composée à 35% de chrétiens et le reste est divisé entre des Musulmans Chiites et Sunnites.

Le maire dit qu'il est lui même un Chiite , mais qu'il se considère avant tout comme un démocrate. Whalon qui retranscrit l'entretien dit que le maire a exposé une longue histoire de coexistence pacifique et de tolérance dans la cité.
La cité, qui est jumelées avec la ville de Dearborn (Michigan) a souffert des attaques de 1996 quand une batterir d'artillerie Israëlienne a ouvert le feu sur un complexe des  Nations Unies qui abritait des centaines de réfugiés pendant la campagne connue sous le nom d' "Opération Raisins de la Colère", cent sept personnes avaient été tuées et des centaines  blessées.

Salamé dit qu'il désire voir un restaurer la souveraineté du Liban, le désarmement du Hezbollah et et une Armée Libanaise capable de défendre la nation. Il n'a d'affiliation à aucun parti.

Le Rev Mary Frances Schjonberg  est le correspondant national pour  Episcopal News Service

 

Source : 

 

http://www.ecusa.anglican.org/3577_77114_ENG_HTM.h...

03.08.2006

Les Bases de l'Oecuménisme Chrétien

L'oecuménisme chrétien est né à la fin du 19 ème siècle du dialogue entre Anglicans et Luthériens, les documents ci-dessous, adoptés dans l'Eglise Episcopale (Anglicans  des Etats Unis) en 1886, et en 1888 par la Communion Anglicane forment  la base doctrinale qui sous-tendent
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la recherche de dialogue et d'unité entre les différentes Communions Chrétiennes.

 

 

Adoptée par la Chambre des Evêques Chicago 1886

Nous Evêques de l'Eglise Protestante Episcopale des Etats Unis d'Amérique, assembés en Concile dans l'Eglise de Dieu, déclarons solennellement à tous ceux que celà concernes, et spécialement à tous nos frères chrétiens des différentes communions de ce pays, qui, chacun dans son domaine a préservé la religion du Christ.


1. Notre plus sincère désir est que la prière du Sauveur "Que tous soient un", puisse, dans son sens le plus profond et le plus véritable être rapidement accomplie.

2. Nous croyons que tous ceux qui ont été dument baptisés d'eau au nom du Père du Fils et du St Esprit sont membre de la Sainte Eglise Catholique.

3. Qu'en tout ce qui concerne les questions  - très humaines -de différences de liturgie et de discipline et aux coutumes locales cette l'Eglise (Anglicane) est prête, dans un esprit d'amour et d'humilité) à laisser de coté ses préfèrences.

4. Que cette Eglise (l'Eglise Anglicane) ne cherche pas à aborber les autres Communions , mais plutôt, en coopérant avec elles, sur la base d'une Foi et d'un Ordre commun , de refuser l'approbation, de décourager les schismes , de guérir les blessures du corps du Christ et de promouvoir la charité qui à la principale des grâces chrétiennes et la manifestation visible du Christ dans ce monde. 

 

Mais, bien plus loin, nous affirmons ici que l'unité Chrétienne ... ne peut être restaurée que par le retour de toutes les Communions Chrétiennes aux principes d'unité qui ont été manifestées par l'Eglise Catholique Indivisée durant les premiers âges de son existence.

 

Nous affirmons que les principes de cette Eglise sont  le dépôt substantiel de la Foi Chrétienne  et de  l'Enseignement transmis par le Christ et ses Apôtres à l'Eglise jusqu'à la fin du monde, et ont été soutenus sans concession, ni reddition par ceux qui ont été ordonnés pour en être les intendants et les dispensateurs pour le bien commun et le bénéfice de tous les hommes.

 

Comme parties constituantes de ce dépôt sacré et donc comme essentielle à la restauration de l'unité entre les branches divisées de la Chrétienré nous tenons à affirmer.

 

1. Les Saintes Ecritures de l'Ancien et du Nouveau Testament comme la Parole de Dieu révélée.

2. Le Credo de Nicée comme  confession  suffisante de la foi chrétienne..

3. Les deux sacrements - Baptême et Diner du Seigneur/Eucharistie - administrés sans faillir des termes utilisés par le Christ ainsi que des éléments matériels qu'Il a ordonné.

4. L'Episcopat Historique, avec ses adaptations locales des méthodes de son administrations aux besoins des nations et des peuples appelés par Dieu dans l'unité de son Eglise. 

 

De plus, profondément blessés par les tristes divisions qui affectent l'Eglise Chrétienne dans notre propre pays, nous affirmons ici notre désir et notre disponibilité - aussitôt qu'il y aura des réponses autorisées à cette déclaration  - d'entre dans un dialogue fraternal avec tout ou partie des Communons Chrétiennes qui recherchent la restauration de l'unité organique de l'Eglise, avec en vue un examen attentif des conditions sous lesquelles une telle bénédiction pourrait se réaliser.

 

Conférence de Lambeth de 1888  - Résolution 11 (Communion Anglicane)


Selon l'opinion de cette conférence les articles suivants fournissent une base dont l'approche peut faire avancer la  Réunification

 

(a) Les Saintes Ectritures de l'Ancien et du Nouveau Testament , comme  " contenant tous les éléments qui sont  nécessaires pour le salut" et comme étant la règle et le standard ultime de la foi.

(b) Le Credo des Apotres, comme Symbole Baptismal et le Credo de Nicée comme confession de foi suffisante de la foi Chrétienne.

(c) Les deux Sacrements ordonnés par le Christ Lui-même, Baptême et Eucharistie, administrés en préservant les paroles du Christ et avec les éléments ordonnés par Lui..

(d) L'Episcopat Historique avec les adaptations des méthodes de son administration aux besoins variants des nations et des peuples appelés par Dieu à l'Unité de Son Eglise.

 

http://anglicansonline.org/basics/Chicago_Lambeth.html 

15.07.2006

Le Péché du Racisme

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Le péché du racisme: Appel à l'engagement

Lettre pastorale de la Chambre des évêques de l'Église épiscopale Mars 2006

 

Lundi 27 Mars 2006 [Episcopal News Service] 

Nous, évêques de l'Église épiscopale, avons reconnu la réalité
douloureuse des conséquences du racisme dans la lettre pastorale de 1994 intitulée « Le péché du racisme ». Nous avons dans cette lettre déclaré que « le racisme a pour essence les préjugés associés au pouvoir ». Il trouve sa racine dans le péché d'orgueil et d'exclusivité qui suppose « que moi-même et les gens comme moi sommes supérieurs aux autres et méritons par conséquent des privilèges spéciaux ».

Nous publions la présente lettre pastorale au sujet du péché omniprésent qui continue d’empoisonner notre vie en commun dans l'église et dans notre culture. Nous reconnaissons notre participation à ce péché et nous regrettons ses effets corrosifs sur notre vie. Nous nous repentons de ce péché et nous demandons à Dieu la grâce et le pardon.

Lorsque Jésus est entré dans la synagogue lors de son premier acte public de ministère (Luc 4), il a lu un texte du prophète Isaïe. La vision proclamée est connue comme le souhait de Dieu, le royaume de paix, une société de justice et de shalom, ou la cité située sur le mont. C'est un symbole de l'intention de Dieu pour toute la création - que les êtres humains vivent dans la justice et la paix l’un envers l’autre, que les pauvres soient nourris, logés et vêtus, que les malades soient guéris, que les prisonniers soient libérés et que soit restaurée la bonne relation de tout l'ordre créé. Cette vision est notre objectif et notre vocation en tant que chrétiens.

La vérité fondamentale qui sous-tend cette vision est que nous sommes tous à l'image de Dieu. C'est dans notre diversité que nous découvrons la richesse de cette image.

Si nous jugeons qu’une classe, une race ou un sexe est meilleur qu'un autre, nous violons le souhait et l'intention de Dieu. Et lorsque nos systèmes sociaux et culturels exacerbent ou codifient ces jugements, nous faisons violence à ce que Dieu a créé.

Le racisme est un affront radical au don de Dieu, tant dans la création décrite dans la Genèse que dans la réalité de l'Incarnation. Jésus est venu parmi nous pour mettre fin à ce qui nous divise, comme Paul le dit si clairement dans Galates 3 : 28, « dans le Christ, il n'y a plus ni juif ni grec, il n'y a plus ni esclave ni homme libre, il n'y a plus ni homme ni femme ».

Chaque fois que les comportements individuels ou collectifs vont à l'encontre de la vision de Dieu, nous promettons de répondre d'une manière qui servira à guérir : « Vous battrez-vous pour la justice et la paix pour tous les peuples et respecterez-vous la dignité de chaque être humain ? Je le ferai avec l'aide de Dieu » (Livre de la prière commune ). Dieu nous a créé avec une peau de nombreuses couleurs différentes, Dieu nous a créé en milliers de tribus et de langues et aucune n'est plus à l'image de Dieu que l'autre. C'est notre comportement qui apporte la preuve que nous sommes à l'image de Dieu et non la couleur de notre peau.

À la suite des cyclones de 2005, le monde a été témoin du mal du racisme et du classisme institutionnalisés aux États-Unis. Les pauvres et les gens de couleur ont souvent été servis les derniers - voire pas du tout - tandis que les résidents riches et privilégiés disposaient de plus de ressources pour échapper au danger immédiat des cyclones et commencer le processus de reconstruction. Nous sommes tous couverts de honte par le péché du racisme face à la réalité de l'inégalité en matière de logement, d'emploi, d'éducation, de soins de santé et d'intervention en cas de catastrophe.

Les membres de la Chambre des Évêques réunis à Hendersonville en Caroline du Nord le 21 mars 2006, en cette Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, nous engageons en tant qu'évêques à discerner et à confesser nos propres préjugés et notre propre complicité au péché omniprésent du racisme, à l'affronter et à nous racheter de manière intentionnelle chaque fois que notre Chambre se rassemble. Nous demandons à l'Esprit Saint d'habiliter la Chambre à vivre pleinement cet engagement et nous invitons les membres de notre Église à s'engager avec nous dans les actions suivantes au plan personnel, des entreprises et mondial. Avec l'aide de Dieu, nous allons :

  • renouveler notre engagement envers la lettre pastorale de 1994 intitulée « Le péché du racisme », prendre à notre compte de dénoncer, démanteler et régler les situations d'injustice fondées sur le racisme ;
  • demander pardon pour notre manque de charité et de prise de conscience des situations qui dégradent l'image de Dieu chez notre prochain ;
    nous racheter pour notre position et nos avantages non mérités par suite de situations injustes tant présentes que passées ;

  • habiliter tous les membres de la famille humaine de Dieu pour qu'ils puissent vivre dans la plénitude de ce qu’est l'intention de Dieu ;

  • encourager l'église dans son ensemble à continuer et étendre son travail d'éducation, de formation spirituelle et anti-raciste, pour que tous puissent découvrir les richesses de la création diverse de Dieu, tout particulièrement dans ceux qui diffèrent de nous ;

  • plaider pour la mise en œuvre des Objectifs de développement pour le Millénaire par la Société missionnaire locale et étrangère, nos diocèses respectifs, les paroisses qui les composent et nos gouvernements, ainsi que nos propres foyers, pour que le souhait de Dieu devienne de plus en plus évident pour toute l'humanité ;

  • recruter des gens de toute race et origine ethnique et leur donner le pouvoir en tant que leaders de notre église et en tant que membres de tous les conseils, agences, commissions et comités ;
    affecter des ressources équitables à toutes les races et origines nationales en matière de financement de l'éducation théologique pour tous les ministères, laïcs et ordonnés ;

  • plaider pour une poursuite de la réponse à l'héritage plein de péchés de l'esclavage ; dénoncer les situations de racisme et de classisme environnementaux qui empoisonnent et menacent les plus pauvres parmi nous et demander justice pour ces communautés ; et

  • plaider pour le traitement compatissant de l'étranger parmi nous et exiger des politiques d'immigration justes.

Nous étant engagés l'un envers l'autre en convenant d'éliminer le péché du racisme au niveau personnel et des entreprises de manière très spécifique, nous, les évêques de l'Église épiscopale, invitons tous les membres de notre Église à se joindre à cette mission de justice, de réconciliation et d'unité. C'est là l'expression de notre engagement envers le pacte fondamental dont nous sommes convenus au moment de notre baptême.

Que Dieu nous donne la volonté de faire ce travail de réconciliation, et le pouvoir et la grâce de l'accomplir.

Nous demandons que cette lettre pastorale soit lue dans toutes les églises dès que possible.

 

 

http://ecusa.anglican.org/3577_73160_ENG_HTM.htm 

25.06.2006

Stat Crux Dum Volvitur Orbis

 

 

medium_stat_crux.jpg....Ce soir nos pensées ne vont pas aux plus visibles des chrétiens mais plutôt à cette majorité invisible qui compose la plupart de nos paroisses et de nos congrégations.

Au travers de leur dévouement,   de leur service chrétien, de leurs prières comme du nettoyage des batiments, tous ces gens accomplissent les promesses de leur baptême, ces personnes maintiennent nos communauté unies sous l'amour du Christ.

 

Leur constance et leur bonté nous rappelle que "Stat Crux Dum Volvitur Orbis" - La Croix se Tient sereine Au-dessus de la Rotation du Monde. C'est difficile pour nous de comprendre celà, mais ca ne devrait pas l'être....Si l'amour de Dieu en Jésus Christ est plus fort que la mort - et la Résurrection nous apporte t'elle une autre leçon?

L'amour du Christ, vécu au milieu de ses amis, dans une quiétude attentionnée, une gentillesse joyeuse et une endurance patiente nous montre à nouveau un fait pourtant bien établi : la météo, la politique est les résultats sportifs changent, il y a d'innombrables endroits où cet amour est manquant et où il doit résider.

Cela ne change et ne changera pas. Que ce mode de vie apparaisse ou n'apparaisse pas dans les livres d'histoires au milieu des aléas et des changement de cette vie importe peu, ce service est une parfaite liberté...

 

Anglican Online

La Guérison Intérieure (Georges Hobson)

GUERISON INTERIEURE
Forum Français de la Cathédrale Américaine, le 5/11/05
George et Victoria Hobson
Le Dr. George Hobson est "Canon Theologian" de l'Eglise Episcopale, à l'origine des ministères francophones de la Cathédrale de la Sainte Trinité (Paris). (avec permission du Dr George Hobson)

Esquisse très élémentaire de la guérison intérieure, sans aborder des procédures ou des manières de faire.

Une définition simple de la guérison intérieure: l’action de Dieu en Jésus Christ—action à la fois puissante et tendre, opérée par le Saint Esprit à travers sa Parole, les sacrements, et la prière—pour guérir nos blessures psychiques générées par le péché des autres contre nous et aussi par des accidents et des événements d’histoire qui nous sont tombés dessus, comme les guerres ou les catastrophes naturelles. Ces blessures peuvent remonter jusqu’à la plus petite enfance, voire jusqu’au sein de la mère ; et parfois il y a même des blessures et des déformations qui sont transmises à travers les générations.

Souvent la guérison est accompagnée d’un repentir par rapport à notre propre réaction mauvaise au péché d’un autre--amertume, par exemple, ou haine, peur, honte, auto-justification, rejet de soi—les cas de figure sont innombrables.

La guérison intérieure s’inscrit dans un cadre très large, celui de la rédemption du monde par Dieu en Jésus Christ (voir Isaie 53 : 4-6 et I Pierre 2 :22-24); et plus précisément, elle s’inscrit dans le travail pastoral de l’Eglise, lequel englobe les divers soins pastoraux que l’Eglise est en mesure d’assurer. La guérison intérieure est un aspect de ce travail pastoral, visant, comme d’autres aspects tels les sacrements, l’enseignement de la Parole de Dieu, et l’accompagnement spirituel, notre sanctification progressive, la réintégration en Christ de tout notre être (voir I Thessaloniciens 5 :23).

Jésus veut pour nous la vie abondante, comme il le dit en Jean 10:10—mais l’Eglise a souvent ignoré cette vérité et n’a pas toujours su nous faire bénéficier des provisions immenses et bien concrètes que Jésus nous a procurées déjà ici-bas dans cette vie par sa passion. Dieu soit béni, la guérison intérieure, appelée autrefois “cure d’âme”, revient avec force depuis une cinquantaine d’années et connaît un véritable renouveau dans les églises.

Le fondement de toute guérison intérieure réelle et profonde est la guérison spirituelle, la guérison de notre relation à Dieu : la rédemption, le pardon de notre péché, la justification, le passage de l’aliénation à la réconciliation, le salut.

Romains 3 :9b-26 ; cp. Ps. 103 :1-14, accompli pleinement en Jésus Christ.

La guérison spirituelle rétablit la dimension verticale de notre existence, nous déplie, nous redresse, mettant sur le mode positif notre relation à Dieu, qui jusqu’alors était dans le mode négatif où nous niions son existence ou lui étions indifférents.

Nous retrouvons notre vraie identité d’enfants de Dieu. Nous sommes nés, dans ce monde détourné par le mal, créatures de Dieu, quoique nous refusions souvent de le reconnaître ou d’y croire. Le Christ nous dit qu’il faut naître de nouveau pour réintégrer notre famille primordiale et devenir enfants de Dieu, fils et filles du Père (Jean 1 :12 ; 3 :3).

Découvrant la grâce de Dieu en Jésus Christ, nous découvrons la réalité de ce que la Bible nomme « péché », ainsi que le pardon et l’authentique dignité humaine. Nous recevons la certitude d’être voulus sur cette terre, d’être aimés (Jean 3 :16 ; Ephésiens 1 :4). Nous sommes libérés de cet isolement existentiel qui est consécutive à notre rébellion et qui, dans le monde moderne, prend la forme d’autonomie, d’auto-suffisance, et d’anomie, ainsi que de quête sans relâche de justification, de pouvoir, de performance, et de distractions, afin de pouvoir faire face au non-sens de la vie. Le chrétien, grâce à Dieu, entre dans la communion avec Dieu et puis avec ses semblables et la création tout entière. A la place de la fuite en avant il va vers la lumière ; au lieu de se cacher et de porter des masques, il s’ouvre à l’amour et s’accepte tel qu’il est parce qu’il sait désormais par la foi que Dieu l’accepte et l’aime. Nous n’avons plus besoin ni de nous dérober ni de chercher à nous justifier nous-mêmes. Notre identité n’est plus une auto-construction mais un don de Dieu enraciné en lui.

La communion avec le Dieu Trinitaire rend possible la communion avec autrui. Nous ne sommes plus seuls, nous sommes intégrés au Corps de Christ, l’Eglise. Une vie de communion fraternelle, une vie d’Eglise devient normative. Désormais la guérison de nos relations personnelles—la dimension horizontale—devient possible et essentielle. Une orientation vers le service des autres remplace peu à peu l’auto-centricité de l’homme sans Dieu. Le fait de nous incliner devant les quatre premiers commandements du Décalogue nous ouvre à la possibilité d’une obéissance en profondeur aux six autres, à commencer par le commandement d’honorer père et mère.

Ce mouvement spirituel et moral nous éclaire également sur la structure des épîtres de St. Paul, où il s’agit toujours de la réconciliation avec Dieu et ensuite de celle avec les autres, dans l’amour, la vérité, et l’humilité (voir Ephésiens 1 :3-5 ; 2 :1-9 ; 4 :1-6, 29-32 ; Colossiens 3 :12-15).

La guérison intérieure s’inscrit dans ce schéma de relations verticale et horizontales. La guérison du corps y est également impliquée, dans la mesure notamment où le psychisme meurtri peut bloquer ou déformer le fonctionnement normal du corps : toute la médecine psychosomatique l’atteste.

Sur cette base—notre justification en Christ, notre découverte de Dieu notre Père qui nous aime, et notre identité nouvelle—cette « création nouvelle » que nous sommes—de fils et de filles de Dieu, morts et ressuscités avec Jésus, le Fils Eternel—sur cette base posons maintenant quelques éléments plus précis en cherchant à appliquer ces certitudes de la foi à la guérison intérieure.

1) Un nouveau « regard » à partir de notre nouvelle identité. Vis-à-vis de toutes choses, nous nous positionnons différemment (Romains 6 :6-12). Le vieil homme—le principe de péché en nous, centré sur notre égo, notre « soi »--a été mis à mort à la croix par le Christ, qui l’a pris sur lui, et puis, mourant, l’a emporté en lui-même dans la mort. Puis, ressuscité par le Père, il nous ressuscite avec lui, en lui, nous qui nous identifions à lui par la foi—et désormais c’est le Christ qui est au centre de notre vie et non pas le vieil homme. Le baptême signifie tout cela sacramentellement : nous ne sommes plus seuls, repliés sur nous-mêmes, nous sommes membres du Corps de Christ. Vis-à-vis de tel péché ou de telle blessure, nous sommes appelés à nous considérer sous l’angle de cette vérité-là.

2) Le pardon : demandé et donné. C’est commencer à porter notre croix, à l’image de Jésus. Ces actes de pardon nous délient des relations négatives aux autres et restaurent nos relations. C’est par la volonté que nous agissons ainsi, en obéissance au commandement de Jésus et sur la base du pardon que Dieu nous accorde en Christ. Nos pardons donnés et demandés doivent être précis et concrets.

3) Les fausses images de Dieu et de nous-mêmes, emmagasinées au cours des années en fonction de nos relations à autrui, en particulier à notre père et à notre mère. On se débarrasse, par exemple, de l’image d’un Dieu fouettard ou absent ou indifférent à la souffrance, ou de l’image de nous-mêmes comme, par exemple, fondamentalement une victime, rejeté, pas aimable, sans valeur. Dieu nous a créés et voulus depuis avant la fondation du monde (Ephésiens 1 :4), il nous a sauvés en Christ (qui est devenu volontairement victime à notre place), donc nous n’avons plus à demeurer dans ces fausses images intérieures vis-à-vis de Dieu et de nous-mêmes, qui engendrent toutes sortes d’attitudes erronées et pécheresses, telle la pitié de soi, le ressentiment, le mépris de l’autre, la jalousie, la convoitise, la haine, la vengeance, la violence, le rejet de soi et de l’autre, la justification de soi, etc., lesquelles attitudes bloquent la guérison intérieure et l’intégration de notre être et tordent nos relations aux autres. Nous refusons toute cette négativité et la remplaçons par le positif sur Dieu tel qu’il s’est révélé en Jésus, et sur nous tels que nous sommes en Christ. Il y a prise de conscience au cours du temps, apportée par la Parole de Dieu, de ce qu’il en est par rapport à toutes ces choses, et puis il y a prière précise, ciblée, pour quitter le faux et entrer dans le vrai.

4) Faux liens, liens d’âme malsains avec d’autres personnes. Cela vient de la recherche d’amour, de pouvoir, d’approbation, d’affirmation, de sécurité, en fonction, par exemple, de la peur, du manque affectif remontant à l’enfance, de l’abus sexuel, d’un désir de plaire pour éviter toute critique, ou de se valoriser par une performance brillante, etc. Ces faux liens sont des emprises. Mais nous savons que c’est Dieu qui nous justifie, qui nous approuve, nous affirme. C’est lui qui comble nos manques affectifs (toutes proportions gardées, bien sûr, car il ne remplace pas nos lacunes humaines—mais il guérit, console, et renouvelle). Ce n’est plus notre performance, notre « mérite », qui nous valorise, c’est sa grâce. Dans la prière nous pouvons être affranchis de des liens affectifs malsains par la puissance de l’Esprit Saint.

5) La guérison des souvenirs, ou plutôt des expériences blessantes dont le souvenir nous fait mal ou que nous avons refoulées, tellement elles sont insupportables. Il nous arrive souvent, sans savoir ce que nous faisons, de faire des transferts sur d’autres personnes de toute l’émotion négative enfouie dans ces expériences passées. Par la prière nous demandons à Jésus, qui a porté nos souffrances à la croix (Isaie 53 :4-6), d’entrer dans la scène du souvenir et de la guérir par sa présence bienfaisante et libératrice.

6) L’acceptation de soi-même. La guérison avançant, on ne se rejette plus, on ne s’enfle plus ; ni la honte ni l’orgueil n’a plus de prise sur nous. Dans le fond, nous nous reposons de nos œuvres visant à nous mettre en valeur, à justifier notre existence (Matthieu 11 :28 ; Jean 8 :31, 34-36).
Nous n’avons plus besoin de paraître. Dieu nous console de nos souffrances, il panse nos plaies, il enlève les carapaces que nous avons construites pour nous protéger. Il devient lui-même notre forteresse. Aujourd’hui, livrés à eux-mêmes dans un monde rebelle à la grâce de Dieu en Christ, l’homme et la femme cherchent à tous moments à justifier leur existence, souvent par la domination des autres d’une façon ou d’une autre, et sont stressés au possible par la compétition, la concurrence, la poursuite du succès comme le monde l’entend. Jésus nous libère de cette pression asservissante—et pareille libération constitue une guérison profonde !—et nous donne de découvrir et de vivre joyeusement les dons et les désirs profonds et bons que lui, notre Créateur, a mis en nous—et, ce faisant, de nous épanouir.

7) Se sachant aimés par Dieu, acceptés tels que nous sommes, nous pouvons reconnaître que nous n’avons pas toujours raison, que notre égoisme et nos blessures ont passablement déformé notre comportement, que notre perspective sur nous-mêmes et sur les autres n’est pas toujours forcément la bonne ou la plus juste, que nous avons besoin d’être corrigés par notre Père divine, d’être transformés, afin d’être rendu conformes à l’Image de Dieu qui est Jésus (voir Colossiens 3 :9-10 ; Romains 12 :1-2).
Nous pouvons nous permettre d’être vulnérables. Cette transformation graduelle, œuvre de toute une vie, s’appelle la sanctification et comporte une guérison intérieure progressive, opérée par le Saint Esprit au travers de nos relations et à la lumière de la Parole de Dieu, et effectuée par la prière. C’est l’oeuvre de Dieu, une œuvre de grâce rendue effective par notre foi. Nous devenons hommes et femmes plus vrais, plus honnêtes avec nous-mêmes et avec les autres, et de plus en plus libres de l’emprise assujettissante du monde.
Ce n’est pas facile, cela demande persévérance et humilité ; mais la récompense est énorme : Dieu nous fait croître en sagesse, en simplicité, en joie, en espérance; il nous donne de l’humour envers nous-mêmes, une plus grande tolérance, une plus grande souplesse, car nous apprécions de plus en plus combien en nous-mêmes nous sommes indignes et en revanche combien, en lui, nous sommes dignes ; et avec tout cela il nous accorde une certaine autorité spirituelle, une certaine gravité, pour avoir été à son école. Nous devenons authentiques disciples de Jésus, amis de Dieu, serviteurs de Dieu et des autres, vivant dans l’espérance de la Vie Eternelle. Que demander de plus ?

22.06.2006

Election de la Première Eveque Présidente.

 

 

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medium_KatharineJeffertsSchori.jpgL'Eglise Episcopale (Anglicane Américaine) a élu sa nouvelle  Evêque présidente.
Il s'agit de Katharine Jefferts Schori (52) (master d'océanographie, Ph D, Master de Sciences religieuses, ordonnée en 1994, et élue évêque du diocèse du Nevada en 2001). (Mariée un Enfant)

  Elle l'a emporté au 5eme tour de scrutin , 95 voix pour elle 93 pour 6 candidats masculins qui étaient en lice, au sein de la chambre des Eveques.

Il s'agit de la première église de la Communion Anglicane qui élit une femme à sa tête, elle hérite d'une situation conflictuelle mais pas insurmontable au sein de la Communion Anglicane.

 

 

L'élection de l'Eveque Président dépend de la "convention générale" (qui rassemble les deux chambres, chambre desévêques, chambre des délégués (composées de laïcs et de ministres ordonnés élus par les paroisses et les diocèses). Note : Le ministère épiscopal (de l'évêque) est de maintenir l'unité de l'église et d'assurer l'enseignement aussi bien que la mission. Dans l'Eglise Episcopale il/elle se relie à la transmission catholique des Apotres fondateurs de l'Eglise Primitive.

6 Autres évêques ont été élus au cours de la même convention.*

* au sens théologique les évêques ne sont pas "élus", mais leurs dons sont "reconnus", même si l'expression de cette reconnaissance passe par des "votes".
** Les élections se font dans les deux chambres, d'abord dans la Chambre des Eveques, puis ce choix est confirmé dans la Chambre des Délégués.
*** L'ensemble de ces deux chambres forme la "Convention Générale".



(Albany, Ouest Texas, Texas, Californie, Nord Californie, Est- Michigan)

http://www.ecusa.anglican.org/3577_74737_ENG_HTM.htm
_________________

 

 

27.02.2006

Rowan Williams aux chrétiens: identifiez-vous

Source: Conseil oecuménique des Eglises (COE)

***

25.02.2006 COE: Rowan Williams aux chrétiens: identifiez-vous

L'Archevêque de Canterbury, Rowan Williams, chef de l'Eglise anglicane
a marqué la plénière du 17 février, consacrée à l'identité chrétienne et
la pluralité religieuse. Il a appelé à la solidarité avec les Chrétiens
d'Orient dans la "souffrance" mais aussi avec les minorités
non-chrétiennes en difficultés.

 

"Ce qui est remarquable, c'est le courage avec lequel les chrétiens, en
Egypte, au Pakistan, dans les Balkans, même en Irak, continuent de
chercher des moyens de travailler aux côtés de leurs voisins non-chrétiens",
a-t-il déclaré.
Rowan Williams a qualifié cette 9ème Assemblé du COE qui se tient à
Porto Alegre du 14 au 23 février, "d'événement historique, car le monde
autour de nous est en train de changer, ce n'est pas juste des mots".

Clichés

Dans un discours empreint de profondeur spirituelle et de pédagogie,
Rowan Williams a encouragé les chrétiens à se définir eux-mêmes avant toute
chose: "Nous sommes des gens connus pour leur allégeance, leur adhésion
à l'égard de la personne historique à qui ses disciples ont donné le nom
de "roi qui a reçu l'onction", Jésus, le Juif de Nazareth" a-t-il expliqué.

"La question de l'identité chrétienne dans un monde caractérisé par des
points de vue et des convictions pluralistes ne saurait trouver une
réponse dans des clichés évoquant la coexistence tolérante d'opinions
différentes,a-t-il continué.

Ce serait plutôt que la nature de notre conviction de chrétiens nous place irrévocablement en un certain lieu, à la fois
plein de promesses et de risques, un lieu où nous sommes appelés à faire preuve
d'un engagement absolu envers le Dieu révélé en Jésus Christ, ainsi
qu'envers tous ceux à qui s'adresse son invitation".

Aimer et mourir "moins mal"

"C'est notre identité même qui nous pousse à cette fidélité active.
Nous n'avons pas vocation à gagner des concours ou des débats en faveur de
notre "produit" dans une quelconque foire religieuse".

Et de citer l'orthodoxe Olivier Clément :
"nous devons mener notre
dialogue au-delà des idéologies, il nous faut être prêts à témoigner, par la vie
et par la parole, de ce que permet le fait de se trouver à la place de
Jésus, celui qui a reçu l'onction " nos raisons de vivre,
d'aimer moins mal et de mourir moins mal ".


" Identifiez-vous ! " C'est ce que nous faisons en rendant grâce dans la prière pour le
lieu où nous sommes et en vivant fidèlement là où Dieu, en Jésus, nous a placés,
afin que le monde voie la profondeur et le prix de la fidélité qui est celle de Dieu
lui-même envers le monde qu'il a créé.


Lors d'une conférence de presse qui a suivi la plénière, l'archevêque
de Canterbury, Rowan Williams a aussi exprimé son opposition à une
éventuelle "aventure militaire" occidentale en Iran. "J'espère, et je prie pour
cela de tout mon cœur, que l'Occident ne va pas s'embarquer dans une
nouvelle aventure militaire coûteuse et incertaine en Iran"
, a déclaré le chef
de l'Eglise anglicane.

Rowan Williams a été intronisé Archevêque de Canterbury en avril 2003.
La communion anglicane compte 70 millions de fidèles dans le monde.

18/02/2006

16.02.2006

Les Anglicans l'Enseignement et la Traduction


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Les Anglicans de langue française déclarent prioritaires enseignement théologique et traduction.

de Matthew Davies
ENS 080905-3
Mardi 29 Août 2005.
[Episcopal News Service] L'enseignement théologique dans la Communion anglicane et la traduction des principaux documents liturgiques en français ont été déclarés hautement prioritaires lors de la réunion du Réseau anglican francophone à Montréal au Canada du 12 au 19 juillet pour aider les leaders francophones à développer une « compréhension meilleure et plus approfondie des partenariats » avec les Anglicans et les Épiscopaliens d'Amérique du Nord.

« C'est là une partie importante de la Communion » a déclaré Margaret Larom, directrice des Relations anglicanes et mondiales. « [Le réseau] aide à mettre en relief l'identité des Anglicans de langue française et à combler les fossés -- fossés culturels, géographiques et historiques -- au sein des différentes enclaves du monde anglican de langue française ».

Le Réseau francophone, qui représente environ 4 millions d'Anglicans de langue française de par le monde, a été reconnu comme un réseau officiel de la Communion anglicane lors de l'assemblée 2002 du Conseil consultatif anglican (ACC) à Hong Kong.

Le réseau a été précédé par le Conseil exécutif des Anglicans de langue française de par le monde et par une association appelée Rencontres-International qui entretient et développe des liens entre les églises et missions anglicanes de langue française dans le monde.

Rencontres-International a tenu en 1995 sa première conférence internationale à Limuru au Kenya, avec le soutien logistique de l'ANITEPAM (Réseau africain d'institutions d'enseignement théologique de préparation des Anglicans au ministère religieux). Des conférences ont suivi à Canterbury en 1998 et à Paris en 2001. En 2003, s'est déroulée à l'Ile Maurice la première réunion officielle du Réseau anglican francophone.

Monseigneur Pierre Whalon, Évêque de la Convocation des églises américaines en Europe qui est un diocèse de l'Église épiscopale, a expliqué qu'on avait assisté ces dernières années à une croissance phénoménale des Francophones avec très peu de ressources en français.

« Il y a à présent un grand besoin de telles ressources ainsi que de formation des responsables laïques et du clergé dans cette langue » a-t-il confié. « L'anglais est devenu la langue dominante de la planète mais le français reste la langue officielle de 64 pays et l'autre langue officielle des Nations Unies et des Jeux olympiques ».

La conférence a adopté quinze résolutions, y compris une qui déclare que les membres du Réseau francophone sont décidés à rester en pleine communion l'un avec l'autre, a expliqué Monseigneur Whalon. « Dans la même résolution, il est demandé à l'Archevêque de Canterbury et au Secrétaire général de la Communion d'instituer des conversations mondiales sur la façon dont le pouvoir doit être partagé au sein de la Communion » a-t-il dit. « Compte tenu que plusieurs membres africains ne pouvaient être présents, il a été décidé d'obtenir leur avis avant de publier ladite résolution ».

Monseigneur Roger Chung Po Chuen, Évêque d'Antsiranana dans l'Océan indien a dit que la réunion avait été déterminante en ce qu'elle avait permis de renforcer les liens d'unité au sein de la Communion anglicane du point de vue francophone.

« Le Réseau francophone est un autre pilier de dialogue libre, de compréhension mutuelle et de médiateur de réconciliation au sein de la Communion anglicane toujours plus diversifiée » a-t-il déclaré. « L'une de nos résolutions est d'être un réseau actif de liaison avec l'Archevêque de Canterbury en vue de renforcer les réels liens d'affection face à l'absence d'établissements inter-églises, cause de malentendus et de conflits ».

La traduction de ressources essentielles, telles que Laws of Ecclesiastical Polity [Lois de la politique ecclésiale] de Richard Hooker, a été demandée et plusieurs autres résolutions ont trait au développement de l'enseignement théologique, a ajouté Monseigneur Whalon. « En dehors de ces résolutions, on a beaucoup parlé du développement de nouvelles missions dans les pays francophones d'Afrique, d'Asie et du Pacifique où il n'y a que peu ou pas de présence anglicane ».

La Convocation des églises américaines en Europe a récemment lancé quatre missions paroissiales françaises avec la possibilité qu'il y en ait beaucoup d'autres, a expliqué Monseigneur Whalon.

Mme Ellie Johnson, secrétaire générale par intérim de l'Église anglicane du Canada, a transmis les souhaits du Primat canadien, l'Archevêque Andrew Hutchison, et a parlé de certains travaux entrepris dans la province avec les Anglicans de langue française.

« Les Anglicans canadiens francophones sont ravis d'être les hôtes de la conférence car ils éprouvent une grande solidarité à appartenir à ce réseau d'autres Anglicans francophones » a-t-elle déclaré. « Les Anglicans francophones sont très dispersés dans toute notre Communion et ils sont visiblement heureux lorsqu'ils ont la possibilité de se rassembler pour partager leurs ressources, leurs histoires et leurs expériences ».

En mettant l'accent sur l'importance de l'enseignement théologique et de la traduction, Mme Johnson a dit que les délégués avaient identifié le besoin que les principaux documents et textes liturgiques soient traduits, en faisant remarquer que la question de la traduction n'avait pas encore été abordée par le Bureau de la Communion anglicane.

Mme Larom a dit que l'Église épiscopale avait contribué à la traduction en français de la brochure officielle de la Communion anglicane car le Bureau de la Communion anglicane ne disposait pas des ressources financières nécessaires. « Il y a très peu de ressources théologiques et éducatives -- la plupart des textes sont en anglais »
a-t-elle confié. « Il y a par conséquent un grand besoin d'argent pour ce faire et nous ne sommes qu'un petit réseau. La présente réunion avait pour objet d'aider les Francophones à comprendre l'engagement de leurs partenaires nord-américains. »
Le Révérend Canon Ogé Beauvoir, doyen du séminaire théologique d'Haïti, a été réélu en tant que président du réseau. Il a décrit la vision de l'évêque d'Haïti d'accueillir un séminaire qui serait à la disposition des Africains de langue française qui pourraient venir y étudier. Depuis 25 ans, les efforts visant à ouvrir un séminaire au Congo n'ont pas été couronnés de succès en raison de l'instabilité dans la région.

« La formation des responsables laïques et du clergé demeure la première priorité du Réseau francophone de la Communion anglicane » a déclaré le Révérend Beauvoir.« Nous avons besoin de leaders disposant d'une bonne formation qui puissent soutenir la croissance de l'aile francophone de la Commun ion anglicane. Le fait d'avoir des leaders disposant d'une bonne formation non seulement mettra en valeur la diversité de la mosaïque anglicane mais assurera également la promotion de son unité. »

Haïti est le plus grand diocèse de l'Église épiscopale qui, selon le Révérend Beauvoir, compte 112 000 membres.

« Le réseau a également demandé à ses provinces membres d'étudier la possibilité de placer sur le calendrier de leurs saints James Theodore Holly (1829-1911), fondateur du Diocèse épiscopal d'Haïti et son premier évêque » nous a confié Monseigneur Whalon. « A également été adoptée une résolution à l'appui d'une proposition visant à utiliser 'L'Église épiscopale du Canada' comme le nom français officiel de l'Anglican Church of Canada. Les membres canadiens ont fait remarquer dans leurs présentations que, tandis que les diocèses de Montréal et de Québec comprenaient maintenant que leur avenir était en français, il y avait encore de nombreux obstacles à franchir avant d'atteindre ce but. »

Joanne Chapman, coordonnatrice de l'Offrande unie de remerciement (United Thank Offering - UTO) de l'Église épiscopale, qui invite les provinces à soumettre des demandes de subventions, et Janis Rosheuvel de l'Aide et développement épiscopaliens (Episcopal Relief and Development - ERD) ont également assisté à la conférence. La Révérente Mary Ellen Dolan, prêtre du Diocèse de Rhode Island, siège au Conseil exécutif du réseau.

Mme Rosheuvel a déclaré que l'accent était mis sur la construction de partenariats avec les pays et les provinces francophones. « L'ERD essaie depuis un certain temps de forger des liens avec le monde francophone » nous a-t-elle confié. « Nous avons actuellement des partenaires au Burundi, au Congo et en Haïti et nous avons pu établir une sérieuse connexion avec Monseigneur Chung, de l'Océan Indien. Nous sommes déjà en voie de financer un programme de sécurité alimentaire qui, nous l'espérons, prospérera au cours de l'année qui vient. »

Outre l'Église épiscopale et l'Église anglicane du Canada, le Réseau francophone comprend les provinces d'Afrique de l'Ouest, du Rwanda, du Burundi, du Congo, de Madagascar et de l'Océan indien.

Le réseau a tenu à dire combien il appréciait la reconnaissance de l'ACC à Hong Kong et le soutien financier de l'Église épiscopale.

« J'espère que le réseau pourra continuer à grandir au service des Anglicans francophones grâce à la production de documents TEE d'enseignement théologique (Theological Education by Extension) et d'autres formes de ressources » a déclaré Mme Larom « afin que nous puissions faire ce que les Anglicans francophones nous réclament ».


-- Matthew Davies est rédacteur attitré et webmestre de l'Episcopal News Service.








L'Evêque Palestinien demande du Soutien





L’Evêque Palestinien demande du soutien et de la compréhension aux chrétiens occidentaux .(2003)


« Essayez d’apprendre de Nous»


MICHAEL MCATEER

Jerusalem Est


Trois autocars de tourisme stationnent à vide devant l’hôtel Novotel, en attendant que les pèlerins s’asseyent pour participer à la prochaine étape de leur pèlerinage en Terre Sainte.
Si ce parcours est comme les autres, les pèlerins seront déplacés de lieu saint en lieu saint dans un confort d’air conditionné. Encadrés par des guides professionnels, on les découragera de s’écarter des chemins bien balisés des circuits de pèlerinage.


Or comme le précise Riah Abu El-Assal, le 13ème évêque Anglican de Jérusalem :


« Ils n’auront pas le temps de s’associer à un service religieux avec les communautés Chrétiennes Locales, ils n’auront pas le temps de parler aux Chrétiens et pas le temps de se tenir à leurs cotés »

Bien que l’église Anglicane ne soit établie en Terre Sainte que depuis le milieu du 19ème siècle, les Chrétiens Arabes mentionnent fièrement leurs origines en les faisant remonter à la première Pentecôte. Mais leur nombre diminue avec les années. On estime qu’il y a un million de d’Arabes Chrétiens Palestiniens dans le monde avec seulement 165 000 à 170 000 qui vivent dans le lieu de naissance de leur foi.


Les Leaders chrétiens comme l’évêque Riah craignent que si le déclin continue, les Arabes Chrétiens disparaîtront de la Terre Sainte et « la terre où notre foi est née et a survécu pendant 2 000 ans sera bientôt vide de chrétiens autochtones et la foi vivante ne sera plus représentée que par des pierres mortes et leurs visiteurs»


Après plus d’un siècle d’évêques non arabes, l’évêques Riah et le troisième évêque Arabe d’un diocèse qui s’étend sur 5 pays, Liban, Syrie , Jordanie, Palestine et Israël. C’est un homme passionné, un défenseur des Palestiniens et de leurs droits civiques et humains. Il croit que son église est appelée à rechercher des solutions à cette boucherie qu’est le conflit actuel et à construire les ponts de la réconciliation.


Au cours de l’interview donnée à son bureau de la Cathédrale St George, l’évêque Riah a déploré l’indifférence de la plupart des Chrétiens occidentaux à la plainte des Palestiniens sous l’occupation Israélienne de la Bande Ouest et de Gaza.
« Nous pouvons difficilement nous déplacer pour visiter les institutions de Naplouse, Gaza, Ramallah, Bethlehem à cause de toutes les restrictions et les humiliations à tous les checkpoint » dit il.

Il se rappelle de l’histoire du Bon Samaritain qui est venu en aide à un homme laissé à moitié mort sur le route entre Jérusalem et Jéricho.
« Dépouillé de tout, de sa terre natale, ses possessions, sa maison, ses arbres et, dans quelques cas, des membres de sa famille, il a été laissé pour mort et les passants l’ont ignoré »

Mais l’évêque Riah refuse d’abandonner l’espoir. « Les gens à l’Ouest ferment les yeux sur ce qui est en train de se passer mais je ne peux perdre l’espoir », dit il, « Si nous, comme Chrétiens, perdons l’espoir alors toute cette situation sera sans espoir ».

Que peuvent faire les églises ?

« La première chose à faire est de rendre les églises conscientes du fait qu’il existe des Chrétiens qui sont des Arabes Palestiniens et dont les origines datent du premier siècle », dit l’évêque.
« Essayez d’apprendre plus sur ce qui se passe et soutenez nos efforts pour aboutir à la fin de cette douleur et de cette souffrance. Et il n’existe aucun autre moyen pour mettre un fin à cette souffrance que de terminer l’occupation de la Bande Ouest et la Bande de Gaza.

Dans les dernières années, le conseil exécutif de l l’Eglise Episcopale du Canada, a voté un soutien aux Palestiniens tout en condamnant tous les actes de violence de quelque bord qu’ils viennent dans ce conflit du Moyen Orient.
Le primat Canadien, l’Archevêque Michael Peers a voyagé en Terre Sainte en 2001 avec des représentants du des autres églises du Canada pour apporte un soutien aux églises du Moyen Orient.

Il y a une preuve que les Bons Samaritains en Terre sainte étaient les églises et les organisations gouvernementales, les groupes humanitaires et toutes les indidualités : Chrétiens Juifs et Musulmans qui travaillent ensemble pour la paix au lieu de surenchérir dans l'affrontement.

L’église Anglicans soutient 34 institutions régionales, ce qui inclut des hôpitaux, des cliniques, des jardins d’enfants et des écoles, des programmes de formation professionnelle aussi bien que des instituts pour sourds, handicapés et personnes âgées.

La disparition de la présence Chrétienne en Terre Sainte entraînerait la disparition du réseau de soutien humanitaire qui aide à construire une société civile solide, déclare Craig Kippels, le représentant de la Fédération Luthérienne mondiale à Jérusalem.

« Les églises ont probablement le meilleur espoir qui reste pour trouver une paix juste dans ce conflit. Elles ont la capacité de voir la situation dans le respect des droits de l’homme et de la justice, comme celle de raconter ce qui se passe au reste du monde. Raconter cette histoire est important. »


Michael McAteer
Anglican Journal, February 2003
A mon sens, bien que la situation ait évolué dans le sens que nous connaissons, l'élection massive d'un parti politique -à la ligne dure - en Palestine ce texte conserve une certaine actualité, dans la recherche d'une solution d'une paix durable au Moyen Orient, les décisions prises par les églises Anglicanes vont aussi dans le sens du soutien des Chrétiens Palestiniens.
Ce n'est pas une guerre de religions à "deux contre une" qui est recherchée, mais une solution pacifique ou les trois chercheraient à abattre les murs qui les séparent.
L'exemple de l'Afrique du Sud , avec la commission "Vérité et Justice" a montré qu'après des dizaines d'années d'isolement, de violences il était possible de repartir pour former une société pacifiée, alors que les commentateurs les plus avisés craignaient l'explosion après la fin de l'apartheid.

 

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